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Volker Finke agressé, se réfugie a l’ambassade d’Allemagne

Volker-Finke-Cameroun

Cette fois, la confiance très relative qui unissait encore le public camerounais à Volker Finke semble définitivement rompue. De source très introduite, le sélectionneur allemand des Lions indomptables a été agressé à Yaoundé. « Parce que, indique notre source, l’échec de Malabo est venu supprimer les ombres qui auraient pu éviter que cela lui arrive. Aujourd’hui, indique-t-on, il ne doit son salut qu’à l’intervention de Klaus-Ludwig Keferstein, l’ambassadeur d’Allemangne au Cameroun.

Le bilan sanitaire de l’infortuné fait état de blessures légères. Au moment où nous mettions sous presse, des informations relayées par une radio locale précisaient qu’en fin de matinée du 1er février 2015, Volker Finke et son épouse ont élu domicile à la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne au quartier Bastos à Yaoundé. Manifestement, le bilan du voyage au pays d’Obiang Nguema est venu balayer les pudeurs.

A tout le moins, il est venu sonner le glas d’une illusion. « Les jours de Volker Finke sont déjà comptés, même son flegme ne sert à rien par rapport à ce qui l’attend », clamait-on à l’aéroport à l’arrivée de la délégation camerounaise en provenance de Malabo.

Bien lointaine l’époque où certains au sein de l’opinion publique nationale lui prêtaient la capacité de baliser l’émergence d’une nouvelle cuvée de Lions indomptables après la déculottée de la coupe du monde Brasilia 2014. Les larmes de cet effroyable gâchis séchaient encore que Volker Finke est accusé de trahir l’esprit et la lettre de la réforme. « S’il a entrepris un louable effort de refondation, estime un ancien chroniqueur sportif, il n’a pas pu s’empêcher d’évoluer dans une anarchie dantesque lors de Can 2015.» Et puis dans le désordre, la nébuleuse des clans dans la tanière. Ceux-ci ne lui ont pas épargné de devenir à partir de Libreville, un histrion, une simple girouette. Au détriment du succès de l’équipe nationale. Dans les entrailles de l’édifice Lions indomptables, toutes les parois sont régentées par des groupuscules influents.«On avait pensé, fulmine Joseph-Antoine Bell, que le coach pouvait aider l’équipe à venir à bout de cet  archaïsme. Mais, force est de constater qu’avec une génération de joueurs titulaires actuels, il a réinventé une certaine ébullition. » Sans toutefois se féliciter de ce qui arrive à Volker Finke, l’ancien gardien de but international soutient que « malgré la grande lessive entamée au lendemain de la coupe du monde 2014, l’équipe fonctionne toujours avec les allures de brocante. Parce que le coach n’a pas réussi à pulvériser les états d’âmes aidé en cela par des cadres hors de tout contrôle…Tout cela, Finke a fait preuve d’une lamentable impuissance intellectuelle, tout cela peut contribuer à l’embourber dans une ornière terrible, telle que l’agression ». Et puis, selon le consultant de Radio France Internationale, pas difficile d’admettre que Finke a entretenu un climat tendu avec ses adjoints. L’homme, affirme J.A.Bell, ne tolérait pas des arguments mettant en doute la sagesse de ses décisions.

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Feu follet

Ce n’est pas un hasard si ce clash coïncide avec ce qu’on nomme désormais « Affaire Clinton Njié ».A elle seule, cette affaire était déjà tout un programme. Volker Finke a bégayé sa stratégie face au Mali d’abord. Ensuite face à la Guinée et … face aux Eléphants de Côte d’Ivoire. Cloîtrant Clinton Njié au banc de touche. Selon une source, les choix tactiques de l’entraîneur n’ont pas réussi à l’arracher du diktat certains. « On avait tellement envie d’y croire, à la qualification des Lions indomptables pour les quarts de finale de la Can 2015, nos cris n’ont pas été entendus par le sélectionneur », tempête un supporter qui soupçonne l’action d’un triumvirat composé du capitaine Stéphane Mbia, Nicolas Nkoulou et Benjamin Moukanjo. Pourtant, lors des conférences  de presse, l’allemand a choisi un phrasé caractéristique de ce que l’on sait de lui pour parler de Clinton Njié :longs silences, répétitions obsédantes, adjectifs lents, ponctuation pesante. Fatigués de la tristesse, le public camerounais n’a vu se succéder que des rêves égorgés et des projets ensablés par l’absence de son « feu follet » dans le onze entrant contre la Côte d’Ivoire. Le soir même, à l’autre bout de Buéa et aux quartiers Melen, Obili et Ngoa –Ekellé, les partisans de Clinton chantaient et dansaient.

Convaincus d’avoir au moins obtenu la mise en ballottage du technicien allemand.

Jean René Meva’a Amougou, Integration

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