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Violences sexuelles: 475 enfants violés en 1 an au Cameroun

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Le Cameroun devenu un pays complètement « pornophage », encourage depuis des années la dérive langagière, la prostitution même reprimée par le code pénal, les mauvaises mœurs et la perversité. Qui pourrait oublier les remontrances « honteuses » faites au Prefet de la Mifi par les députés et ensuite par le Ministre de l’administration territoriale et de la decentralisation René Emmanuel Sadi. Le seul péché reproché à cet administrateur aura été d’interdire la diffusion dans sa circonscription de la chanson ayant pout titre « Coller la petite » qu’il estimait « attenter aux bonnes mœurs ».

Dans une mélodie envoûtante, le chanteur camerounais Franko rappelait la perversité élevée dans laquelle les dirigeants camerounais avaient enfoncés le pays. Entre appels à la violation de l’éthique familiale et sans respect de l’éducation civique, il permettra sur les traces d’autres artistes tels que : Coco Argentée, Lady Ponce, Malhox le Vibeur et autres de peintre la décrepitude morale qui prévaut désormais dans notre société sans que personne ne s’en offusque. Même dans l’antre du Palais d’Etoudi sensé refleter la rectitude morale, ces artistes sont sans cesse invités. Comment ne pas comprendre pourquoi les violeurs d’enfants et autres « déréglés sexuels » ne semblent pas être inquiétés même après preuves de forfaits ? Désormais un réseau de journalistes, gardiens du temple, a vu le jour afin d’être à l’avant-garde du respect des droits de ces humains vulnérables et à la merci au quotidien des prédateurs. Initié par le CIPCRE, le réseau des journalistes défenseurs des droits enfants victimes des violences sexuelles aura pour rôle de dénoncer, suivre les procédures et s’assurer de l’application du droit dans tous ls cas de violences faites sur les enfants. Conscients du rôle déterminant qu’ils doivent jouer à l’avenir, ce réseau va s’appuyer sur un lobby important de profesionnels des médias issus de plusieurs sociétés de presse.

Des chiffres effrayants

D’après les statistiques fournies par le CIPCRE, entre 2012 et 2014, 379 cas de violences sexuelles ont été faites sur des enfants et dénoncées directement auprès d’elle. Mais loin de recenser ces dérives de plus en plus décriées et en croissante allarmante, l’ONG note également que de janvier 2015 à juin 2016, soit seulement 1 an, 475 cas de violences ont été faites sur des enfants. Parmi ces cas, 36 ont moins de 7 ans et 100 en ont moins de 14. 109 ont eu une grossesse à la suite des faits de viol, 6 ont perdu la vie, 144 ont eu des blessures graves et 49 enfants ont choppé une MST/IST.

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Toujours entre janvier 2015 et juin 2016, en plus des 475 cas de violences sexuelles faites sur des enfants, 519 autre cas ont été dénoncés auprès des leaders locaux formés par le CIPCRE avec des fortunes diverses. Pour certains cas qui mérite d’être énoncé, la suite donnée à l’affaire aura vu les différents « violeurs » être relaxés après quelques jours de détention. Comme l’a témoigné une famille, il y a 2 ans de cela au quartier Ngousso à Yaoundé, un chauffeur de Benskin va sauvagement violer sa nièce de 15 mois après le départ pour le marché de sa sœur. Le nommé A. qui était âgé de 27 ans au moment des faits avouera avoir vu sur le lit une femme et non un enfant. Sa sœur au lieu de le livrer aux autorités judiciaires va plutôt se rendre chez un marabout pretextant une sorcellerie. Ce qui va engendrer un conflit entre son époux et elle et aboutir au divorce. L’infortuné profitant de ces mésententes ne purgera que trois mois de prison et va se retrouver libre ayant été relaxé par le juge.

Pour un autre cas cité, l’histoire d’un futur prêtre catholique qui a violé une jeune âgée de 10 ans. Ayant vu un enfant vulnérable car son père vendeur au marché mokolo, ce dernier va à plusieurs reprises lors des dispenses de cours de cathéchèse violer et enceinter la petite. Aujourd’hui âgée de 13 ans avec un bébé de 2 ans, le prêtre va juste purger 3 mois de prison et sera relaxé avec le soutien du lobby catholique. Des cas comme ceux cités plus haut sont légions au Cameroun malgré la repression violente de tels actes dans le code pénal. Ce dernier révisé et ratifié recemment par le Président de la république prévoit toujours en son Article 346 « l’interdiction à un homme adulte de faire l’amour avec un enfant mineur de moins de 16 ans ». Hors les cas jusqu’ici recensés à proportion importante concernent ceux perpétrés dans le cadre de l’application de la réligion musulmane dans plusieurs zones et régions du Cameroun.

D’après des témoignages, le Coran « récommande » et non oblige aux parents d’une fille qui à eu ses menstruations de l’a placer chez un homme afin de pouvoir désormais consommer le mariage. Hors dans le recent code pénal, l’Article 356 qui parle du mariage forcé stipule : « Est puni d’un emprisonnement de 5 à 10 ans et une amende de 25 000 à 1 million de Fcfa, celui qui contraind une personne au mariage. Lorsque la victime est mineure de moins de 18 ans, la peine est l’emprisonnement, en cas d’application des circonstances atténuantes, ne peut être inférieure à 2 ans. Est puni des peines prévues aux alinéas 1 et 2 ci-dessus, celui qui donne en mariage une fille ou un garçon mineurs de 18 ans….. ». Pour ce seul cas, le bras de fer entre l’application du Coran et le Code pénal va-t-il commencer ? Affaire à suivre.

Sources : Le flux rss de camer.be

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