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Vih-Sida: Le département d’Etat américain expérimente un traitement au Cameroun

VIH-SIDA-Soins

La formule «B+»  est un nouveau traitement expérimenté par le département d’Etat américain dans la région du Nord-Ouest. Des sources médicales soutiennent que l’option «B+» est compatibles à tous les patients.

Pas moins de 330 milles enfants ont été infectés au Vih-Sida en 2011 en Afrique noire.  90% l’ont été à la suite de la transmission du Vih-Sidade la mère à l’enfant. Ces statistiques sont évoquées par le  Dr Ndiforchu Victor, délégué régional de la santé publique pour le Nord-Ouest. La même source indique que ce taux  d’infection peut être réduit à moins de 5%. Ces données ont été rendue publiques le 15 octobre 2014 dernier, lors du lancement de la campagne de généralisation et de  vulgarisation du traitement à Option B+ du Vih-Sida dans la région du Nord-Ouest. Une initiative du département santé de la Cameroon Baptiste Convention ( Cbc Health Service) en partenariat avec CDC/Pepfar du département d’Etat américain.

Le Professeur Tih Pius, directeur de Cbc HS, explique à cet effet que « nous allons passer de l’option A qui était une simple thérapie à l’option B+ qui est un traitement à vie pour les femmes enceintes et allaitantes porteuses du Vih-Sida ». La même source espère que « Placé sous cette Option, ce traitement va réduire la transmission de la mère à l’enfant aujourd’hui situé à 10% à moins de 2%.» A en croire le Dr Tshimawanga Katayi Edouard de la Cbc Hs, dans les années 2000 on utilisait une dose unique de la Nevirapine. Un  traitement qui a fait son temps en réduisait  la transmission de 30 à  40%. Toutefois, déplorent les praticiens, la nevirapine a eu pour effet, le développement des résistances.

En médecine, les approches changent sur la base des évidences et des  recherches. L’option A découverte  en 2004 était administrée  vers la 14e semaine au lieu de la 28e semaine comme c’était le cas avec la Nevirapine. Puis l’option B a été découverte dans les années 2009 et vers 2010-2011 l’option B+ qui est une Trithérapie ( Nevirapine, Duovir et Zidovudine) à dose unique. Cette option B+ est un traitement à vie pour les femmes enceintes et femmes allaitantes. Elle a plus davantage, confie Dr Tshimawanga Katayi Edouard.  La femme enceinte ou allaitante commence le traitement à temps ; cela diminue le risque de contamination de la mère à l’enfant d’environ 2%. Elle vit assez longtemps pour prendre soins de l’enfant et de sa famille.  Du point de vue programmatique, c’est une forme de traitement à dose unique. A l’échelle nationale, cette option simplifie le système d’approvisionnement ; la même thérapie sera désormais appliquée aux femmes enceintes et à celles qui allaitent mais aussi aux autres porteurs du Vih-Sida. La simplification de la formation du personnel est un autre avantage que consacre cette innovation.  Des sources médicales expliquent à ce sujet que l’on n’aura plus besoin de former les personnels de santé spécifique dans les services de santé maternelle et infantile et d’autres des services des Arv. En outre, l’avènement de ce traitement  permet également la décentralisation et la disponibilité des services auprès des communautés.

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Programme

Pr Tih Pius a saisi cette opportunité pour inviter les femmes enceintes à se rendre au moins une fois à la visite prénatale. Et si elles sont dépistées séropositives lors de cette visite, elles seront immédiatement placées sous traitement à l’Option B+ afin de prévenir la transmission de la maladie au fœtus  tout en augmentant leurs espérances de vie. Ce traitement, a réitéré le directeur du département santé de la Cbc, est gratuit pour les femmes enceintes et allaitantes dans tous les districts de santé de la région du Nord-Ouest.  La phase pilote ou expérimentale de cette option B+ qui concernait seulement 22 formations sanitaires dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest a pris fin en juillet dernier. 831 femmes enceintes et allaitantes ont été placées sous ce traitement dont 670 actuellement en observation. Parmi elles, 3 seulement ont vu leur protocole changer. Les sources médicales soutiennent que La grande majorité n’a pas ressenti d’effet secondaire. L’évaluation de leur état de santé est encourageante.

Près de 120 infirmiers et 11 médecins ont été formés à l’administration de ce protocole. Des raisons pour le  délégué régional de la  santé d’instruire les médecins-chefs des districts de santé du Nord-Ouest et les points focaux à faire bon usage de ce nouveau Protocole. Cette source pense que les résultats obtenus dans la région vont accentuer la généralisation de l’Option B+ sur le triangle national. D’autant plus que le programme en cours d’implémentation est une expérience initiée par le département d’Etat américains dans cette région. Une région dans laquelle le taux de prévalence au Vih-Sida se situe à un peu plus de 6%. En nette réduction de près de deux points.

© Donat SUFFO | Le Messager

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