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Vie de couple : entre luxe et solitude, le calvaire des femmes maitresses

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Mariam, la quarantaine révolue, une belle dame, vit dans le chic quartier de Cocody dans un appartement non moins insolent de luxe où le parc auto garni de deux flambantes grosses cylindrées, frappe le visiteur, de l’opulence dans laquelle baigne cette femme qui partage l’imposante résidence avec une fille de ménage et ses deux charmantes filles de 10 et 5 ans.

Aucune odeur de présence masculine. « Il ne vient que les week-ends s’il n’est pas en mission », débute Mariam pour relater sa vie de maîtresse

‘’d’un homme marié dont je n’avais jamais voulu par respect pour ma personne et surtout pour celle qui vit déjà avec lui ». « Certes, nous vivions une relation platonique où j’ai senti qu’il s’éprenait de moi et de mon côté j’étais attachée à lui mais je ne voulais pas d’une relation avec un homme marié. Mais, au fil du temps, mon amour pour lui a pris le pas sur ce que je pensais être mes principes de vie, mon code de conduite pour devenir son deuxième bureau à mon corps défendant », affirme-t-elle entre éclats de rires.

Cependant, Mariam dit souffrir de la ‘’solitude qui ne me permet pas d’être avec lui quand je veux. Je pleurais, dormais mal à l’idée de savoir qu’il se rapprochait de sa famille. Car, je me reprochais de ne pas vivre cet amour en plein soleil. Je lui cachais mon désarroi, ma détresse de peur de le perdre ». La situation a failli tourner au drame pour Mariam.

« Il m’est arrivé de ne plus m’accommoder de cette vie malgré tout ce que j’ai à ma disposition. L’absence d’un homme dans le foyer est difficilement supportable surtout quand il m’a dit qu’il ne quitterait pas sa femme ».

Mariam, cadre de banque, s’est sentie ‘ »trahie » et tout s’est écroulé sous ‘’mes pieds ce jour-là‘’ avant de se retrouver dans une clinique plus tard pour une ‘’dépression ». « Vous savez, les hommes attachent peu d’importance à leur maîtresse en dépit de l’amour qu’ils éprouvent, elles ne comptent vraiment pas dans leur vie affective », s’est-elle résolue à déduire de ce type de relation qu’elle mène depuis une décennie.

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Pour Catherine (35 ans), « fatiguée » de vivre sous le toit de sa sœur ainée, elle ne s’est pas gênée de ‘’prendre un appartement en location à la demande de mon homme ». « Au début de notre relation, il m’a regardé dans les yeux pour me dire qu’il est marié mais qu’il tenait à moi. Cette franchise a été un plus dans la balance et j’ai pris cette maison où je vis qui est la sienne aussi » affirme-t-elle, soulignant « qu’il passe pratiquement tous les soirs avant de rentrer chez lui ».

Le seul bémol, selon Catherine est qu’elle ne peut pas ‘’s’afficher avec lui en public » par peur d’être ‘’découverte » ou que ‘’lui-même le soit ». Cela pourrait mettre ‘’fin à notre idylle » même si elle convient que ‘’l’absence d’un homme dans le foyer est un désastre ». « Quoique, nous, maîtresses, nous contentons du peu, cette absence de celui que nous aimons, pèse sur le couple étant entendu qu’une relation de couple n’est pas seulement que les ébats passionnels mais aussi le vécu quotidien », insiste-t-elle.

A la différence de Mariam et Catherine, Patricia, la trentaine, vit un véritable ‘’drame avec mon amant de marié » qui ‘’m’interdit toute visite ». ‘’Depuis deux ans qu’il m’a trouvé ce studio au Plateau Dokoui, je n’ai plus droit à des visites de personnes qui lui sont étrangères. Il lui est arrivé de me battre parce qu’il est tombé sur le plombier dans la douche », relate-t-elle. Pour Patricia, le luxe dont se prévalent les maîtresses ‘’n’est qu’une partie de l’iceberg ». ‘’ Nous vivons le calvaire avec les hommes mariés qui menacent pour un oui ou non à nous arracher tout. Voiture, maison…Si en plus de vivre seule, nous sommes l’objet de chantage, c’est difficile la vie de maîtresses », conclut Patricia.

Pour les trois jeunes dames, il faut ‘’légaliser la polygamie » afin de donner la ‘’chance à toutes les femmes de vivre sous un toit avec un homme quitte à le partager avec une autre femme ». En attendant, selon Pierre N’da, psychologue, les maîtresses doivent s’abstenir de ‘’ se juger ou de se culpabiliser’‘ car, estime-t-il, ‘’on banalise la détresse des maîtresses dont la vie sociale se trouve être étiolée parce que dans bien de cas, elles doivent faire le deuil de la maternité » selon l’appréciation de leur homme.

HS/ls/APA

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