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Vers une élection présidentielle anticipée au Cameroun ?

Intelligence-Paul-Biya-maires-présidentielle- Yayi Boni
 Répondant à une question  sur  son éventuelle candidature à l’élection présidentielle en 2018 lors de la visite du président français François Hollande au Cameroun, le chef de l’Etat Paul Biya déclarait «   les prochaines élections présidentielles sont certaines mais lointaines ».

Conformément au calendrier électoral, l’élection du nouveau président de la République est prévue en 2018. Mais pour bon nombre d’observateurs, le scrutin pourrait se tenir avant l’année indiquée. Si certains estiment que le Cameroun n’a pas la capacité d’organiser trois scrutins la même année (législatif, municipal et présidentiel,  prévus en 2018),  dans le camp présidentiel,  il faut trouver les raisons d’une présidentielle anticipée  ailleurs.

« Si le Président va au bout de son mandat actuel, on sera rendu en 2018 et il aura 85 ans. Demandez un nouveau mandat de sept ans au peuple peut être difficile à défendre et à soutenir, d’autant qu’il le porterait à 92 ans d’âge et 43 ans de pouvoir. Mais d’un autre côté, laisser le pouvoir un an avant la CAN 2019 pour laquelle il s’est préparé et pendant que les grands projets changent déjà le visage du pays serait un crève-cœur pour lui. C’est sa seule CAN, il doit encore être là », justifient des proches du président Biya dans les colonnes du journal Le Quotidien de l’Economie édition du mardi 17 novembre 2015.

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Pour le journal, c’est le scénario rêvé, «  une anticipation de la présidentielle en 2016, pendant que le père du Renouveau est encore  jeune, une candidature et un nouveau mandat afin qu’il puisse donner le coup d’envoi de la CAN 2019. Puis après, il faudra qu’il inaugure tel autre chantier qu’il aura engagé et ainsi de suite ». Mais pour organiser une élection anticipée au Cameroun, il faudrait procéder à une révision de la Constitution, car la Constitution du 18 janvier 1996, révisée le 14 avril 2008 «  n’a pas intégré, dans les 69 articles, des cas d’anticipation d’une élection présidentielle ».

 « Si Paul Biya voulait lever le verrou de la limitation des mandats en 2008, quelle raison exciperait-il cette fois pour balafrer notre Loi fondamentale ? Une manipulation de la Constitution pour des manœuvres de confiscation du pouvoir ne va que participer à fragiliser l’alternance et faire peser une grave hypothèque sur l’avenir du pays », conclut le journal.

Sources : Cameroon-Info.Net HeadLines

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