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Université de Dschang : Mgr Watio contre «les sectes diaboliques»

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Au cours d’une messe d’action de grâce qu’il a dite le dimanche 24 janvier dernier, en l’honneur du nouveau patron de l’ université de Dschang, l’évêque de Bafoussam a confié au recteur, cette une mission bien complexe.

L’ université est souvent soupçonnée d’être un milieu infesté par les agents au service du diable, cherchant à enrôler de nouveaux adeptes parmi la population estudiantine. D’après ses recherches, Guy Marcel Kenfack, parapsychologue, révélait il y a quelques années, que la ville de Dschang abrite une centaine de sectes pernicieuses. Une révélation suffisamment ahurissante pour faire frémir même l’évêque du diocèse de Bafoussam. Monseigneur Dieudonné Watio pense qu’il est temps d’engager le combat contre ces sectes.

Et il veut s’adosser sur le Pr Roger Tsafack Nanfosso. Au cours de la messe d’action de grâce demandée le dimanche 24 janvier 2016, par la famille du nouveau recteur de l’université de Dschang, à la paroisse catholique saint Augustin du chef-lieu de la Menoua, le prélat qui s’est montré très préoccupé, a recommandé au recteur « de combattre les sectes diaboliques » au sein de son institution. Une mission dont il reconnait certes la complexité, mais pense qu’en se revêtant « de l’armure de Dieu », il pourrait l’accomplir sans faille.

« Pour bien s’acquitter de cette mission, vous devez vous accrocher solidement sur Dieu. Car sans lui, rien de solide ne peut s’accomplir », a conseillé l’évêque de Bafoussam avant de se tourner vers les jeunes. « Ne vous laissez pas emporter par ces marchands d’illusion qui viendront vous promettre des choses irréalisables juste pour vous avoir et vous asservir […] il y a des gens qui viendront vous promettre des faux dieux, soyez prudents» a averti l’ancien membre du conseil électoral d’Election’s Cameroon (Elecam).

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Même si l’adhésion à une secte est avant tout une affaire personnelle, le Pr Roger Tsafack Nanfosso pense cependant que les munitions du combat qui lui est confié par l’homme de Dieu, se trouvent davantage dans la qualité de l’encadrement. « Quand on entre dans une secte, on sait très bien ce qu’on est en train de faire, sauf lorsqu’on est instrumentalisé. Les volontés personnelles sont difficiles à matérialiser. Les volontés institutionnelles peuvent être modifiées. Et c’est là notre rôle. Dans le cadre d’un encadrement constant auprès des étudiants, de leur suivi quotidien ; nous essayons de savoir qui est qui, dans quelle cité il habite, dans quelle chambre il habite, quelle est son numéro de téléphone.

C’est ce que nous faisons à travers notre centre des œuvres universitaires», confie-t-il. Puis de préciser que le débat autour des sectes, va même plus loin. « La secte est une question de sécurité dans l’ensemble. Notre pays est en proie à une secte hideuse qui tue des centaines de Camerounais. Nous devons faire en sorte que dans nos universités, la sécurité soit renforcée, qu’elle soit sauvegardée. Et surtout que nous appelions nos enfants, étudiants comme étudiantes à prendre conscience de leur rôle de surveillance des uns vis-à-vis des autres », renchérit-il.

Vivien Tonfack

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