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Une réorganisation gagnante contre Boko Haram

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Les coups portés à la secte islamiste Boko Haram ces derniers temps sont les fruits des mesures prises après le sommet de Paris. S’il s’agissait d’un match de football, on aurait parlé pour le moment d’un coaching gagnant. Car en effet, ces derniers jours, les membres de la secte islamistes Boko Haram qui osent violer l’intégrité territoriale du Cameroun dans la région de l’Extrême-Nord subissent d’importants revers.

De sources militaires dignes de foi, on parle d’une centaine d’islamistes tués depuis lundi dernier sur le champ de bataille. Ces bonnes nouvelles sont la résultante de la nouvelle stratégie de combat conçue et mise en place par le chef des armées, le président Paul Biya. On se souvient que le 14 août 2014, il a signé d’importants textes. La quatrième région militaire a ainsi été créée, des secteurs militaires ont été réorganisés et de nouveaux responsables nommés.

Concrètement, on a assisté à l’éclatement de la région militaire interarmées n°3 (RMIA3) en deux entités. Celle-ci a donné  naissance à une autre région militaire interarmées. La RMIA4 qui a pour poste de commandement Maroua, chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord. « La 3e région militaire interarmées était très grande et compte tenu de la réalité géostratégique actuelle, il était difficile de pouvoir assurer une fluidité des ordres entre le chef –lieu de région alors que certaines opérations se déroulaient au niveau de l’Extrême-Nord », avait alors indiqué le chef de la division de la Communication au ministère de la Défense, le lieutenant-colonel Didier Badjeck. Mais au-delà de cela, indiquait-il, « l’Extrême-Nord est devenue une zone crisogène. C’est un ensemble de paramètres qui font que le chef de l’Etat, chef des armées, a décidé d’éclater la 3e RMIA en deux régions militaires ». Pourtant, si la RMIA3 couvre le territoire des régions administratives du Nord et de l’Adamaoua, avec poste de commandement à Garoua, le département du Mayo-Louti dans la région du Nord, quant à lui, dépend de la RMIA 4. « Les intérêts opérationnels peuvent ne pas s’adosser aux intérêts administratifs », faisait-il savoir. On note en outre, à la faveur des textes présidentiels signés en août, la création de la 4e région de gendarmerie. C’est la conséquence de l’éclatement de la RMIA3 et de la naissance de la région militaire interarmées n°4. Comme la région militaire, son siège est situé à Maroua, le chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord.

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L’une des premières conséquences de la création de la RMIA4 est le changement de dénomination de la Brigade d’infanterie motorisée qui se trouvait localisée ici. On passe ainsi de la 32e BRIM à la 41e Brigade d’infanterie motorisée (41e BRIM). Fait notable à ce niveau, le poste de commandement de la 41e BRIM se trouve à Kousseri, dans le chef-lieu du département du Logone-et-Chari et non plus à Maroua comme c’était le cas de la précédente. Celle-ci englobe la plupart des unités de la 32e BRIM qui existaient déjà sur le terrain.

Par ailleurs, sur le plan multilatéral, une meilleure coordination dans leurs actions opérationnelles  des Etats riverains au Nigeria permettrait de pousser progressivement les membres de Boko Haram à la capitulation. D’importants efforts sont encore à faire dans ce sens.

Rousseau-Joël FOUTE | Cameroon-tribune

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