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Une fête nationale spéciale : Le début de quelque chose !

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Moult observateurs indiquent que l’édition 2015 est spéciale à plus d’un titre. Les raisons sont évidemment envisageables : L’instabilité sécuritaire devenue stable, les pressions et revendications internes en direction du pouvoir en place, les pressions notamment occidentales toujours à la charge de Yaoundé. Voilà juste trois terrains sur lesquels le pays de mon père Um Nyobé va livrer des matchs au moins jusqu’en 2018. Sur chacun de ceux-ci, pouvons-nous célébrer une « Fête Nationale » ?

D’abord sur l’instabilité stable.

Les Camerounais se sont tout simplement habitués à la guerre que mènent nos chevaliers dans la partie nord du pays. Est-ce une nouvelle variable pour notre quotidien ? Jusqu’à quand ça va durer ? Personne ne peut en dire mot. Sous les contraintes liées à cette situation dramatique, l’année scolaire de milliers d’enfants est simplement fichue. Les travaux champêtres ont été stoppés. Le commerce a subit une dégringolade spectaculaire. La Nation dans son sens profond nous impose de souffrir avec le Grand Nord, avec le Grand Est et avec ceux qui nous sont venus en aide en laissant sur le carreau un gros d’eux. Je crois que le Peuple n’a attendu personne pour intégrer cette donne. Que ce soit en interne ou dans la Diaspora, les gens se sont mis debout. Un seul mot,  continuons !

Ensuite sur la pression intérieure que subit le pouvoir au Cameroun.

Même à une vitesse de 2 à l’heure, les poings se ferment peu à peu. Les langues se délient progressivement. La population de plus en plus nombreuse, formée et surtout informée attend plus des dirigeants. Malheureusement, les résultats ne sont pas au rendez vous. Que pourront célébrer les décisionnaires du Cameroun ? Est-ce la « danse Bafia » sur le dossier des droits d’auteur des artistes? Est-ce le « manioc versé » sur le dossier de la Fecafoot ? Est-ce les nids de poule qui continuent de tuer sur la route Yaoundé Bamenda ? Est-ce la torture que subissent encore les épargnants de la défunte Cofinest ? Est-ce le rationnement interminable d’électricité et d’eau offert au Peuple ? Sur ces questions, je crois que le profil bas sera de mise du côté de ceux qui sont en responsabilité.  Malgré les efforts que les membres du Gouvernement déploient, le constat est clair : Ça ne marche toujours pas. Au soir de ce 20 mai 2015, ils devraient peut être se remettre en question.

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Et que dire des pressions externes notamment venues de « Maman » ?

Il paraît qu’elle est trop fâchée de Mr Barthélemy. Le problème c’est que cette guerre entre les anciens amis a renforcé de manière incompréhensible l’Unité du Peuple. Ainsi pour plusieurs, même si une mère laisse le serpent mordre son enfant, le premier ennemi de ce dernier restera toujours le serpent (Décodage). La pression extérieure devient donc inversement impactant et conduit à ce nouveau type de patriotisme.  Seule inquiétude : Avons-nous appréhendé où étaient nos intérêts comme Nation ?

Au vu de ces trois paradigmes et en les positionnant dans le contenu de la « fête nationale », je souhaite que nos bras soient de plus en plus tendus vers le Nord Cameroun, tant à l’Armée qu’aux populations, que nos yeux ne se referment plus jamais sur ceux qui nous ont trompés en de temps anciens et enfin que nous trouvions la Force Nationale nécessaire ( qu’on en fasse des réserves),  pour affronter des lendemains que nous voulons nôtres, mais qui seront probablement troublés par le venin du Serpent.

Honneur et Fidélité à l’Armée Camerounaise, Sala Maleckoum à ma famille de Kolofata , Vigilance pour le reste.

Peace my Dear People !

 Bazou Batoula

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