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Une dizaine de camionneurs tués par Boko Haram à Achigachia

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Les corps de huit soldats de l’ armée camerounaise ont été découverts mardi, au lendemain de la reprise après deux jours d’occupation de la localité d’Achigachia (nord du Cameroun) aux mains de la secte islamiste nigériane Boko Haram, par ailleurs accusée du massacre d’une dizaine de camionneurs à Mora, dans la même région, ont rapporté à Xinhua des sources sécuritaires.

Ces soldats appartenaient au Bataillon d’infanterie mobile (BIM) , une unité d’élite de l’armée camerounaise. Parmi eux, figuraient un capitaine, égorgé par les combattants de Boko Haram ayant pris le contrôle à la suite d’une attaque violente menée dimanche matin par une colonne estimée à environ 3.000 hommes contre Achigachia, d’après ces sources.

Les forces de défense et de sécurité camerounaises ont repris le contrôle de cette localité de la région de l’Extrême-Nord frontalière du Nigeria et la plus touchée par les attaques de la secte islamiste nigériane, après des raids opérés lundi soir par des avions de l’armée de l’air, à en croire des sources militaires.

Cette incursion faisait suite à une série d’assauts coordonnés perpétrés par Boko Haram depuis le 25 décembre contre plusieurs localités de la même région. En dehors des corps des huit soldats découverts, aucun bilan exact n’est fourni, les sources contactées se limitant à annoncer « un nombre assez important d’assaillants tués ».

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A peine Achigachia libérée, l’armée camerounaise s’est retrouvée encore confrontée à une nouvelle opération de l’ organisation terroriste à Mora, où une dizaine de camionneurs commis au transport de marchandises sur l’axe reliant Maroua, la principale ville de l’Extrême-Nord du Cameroun, à Kousseri, ville située à la frontière avec la capitale tchadienne N’Djamena, sont déclarés massacrés mardi.

Selon des sources sécuritaires, cet axe est coupé à la circulation depuis cette journée à cause des mines antipersonnel enfouies dans le sol à Mora par les combattants de Boko Haram, après la disparition dans la nature d’environ 180 présumés réfugiés nigérians, admis la veille contre paiement d’une certaine somme d’argent par les autorités administratives.

C’est une mesure, explique-t-on, en totale contradiction avec une décision officielle interdisant ces accueils en raison de l’ aggravation de la crise.

Par ailleurs, 238 islamistes capturés ont été retrouvés morts dimanche dans leurs cellules à Maroua, des actes de suicide, en témoignage au refus de révéler les secrets de l’organisation terroriste, à en croire les mêmes sources.

© Source : Xinhua

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