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Une chaine de transformation de manioc dans l’Est

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Le développement bourgeonne à Andom, village de l’arrondissement de Diang dans le Lom et Djerem à l’Est, grâce à la culture intense et à la transformation renforcée du manioc.Des dizaines d’hectares de terrain sont désormais aménagés pour la culture de ce tubercule. Près de 800.000 boutures vendues aux villages environnants. Un business qui fait d’Andom un bassin de production des boutures améliorées.

Quatre séchoirs constitués de 47 plateaux de séchage (tôle fixée sur un cadre en bois et recouvert de plastique noir), et un dispositif technique approprié permettent aux cultivateurs de transformer aisément leur produit. A ce sujet, un léger pointage sur six mois indique d’ailleurs que près de 33 tonnes de couscous ont été transformées. Grâce à ce mécanisme, le prix du manioc s’améliore sur le marché. C’est ainsi que le seau du tubercule qui était vendu à 2 000F il y a encore quelques mois, coûte 3 500F aujourd’hui.

Cette embellie s’explique par le fait que depuis septembre 2011, près de 200 ménages de cette contrée située à 50 km de Bertoua, bénéficient de la mise en œuvre du Forest-savana sustanability projet Cameroon » (FOSAS). Un projet financé conjointement par le Cameroun et le Japon, à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Son leitmotiv, l’amélioration des conditions d’existence des populations, à travers des actions de promotion des ressources naturelles locales, avec un point d’honneur sur la protection de l’environnement. De plus, un important volet recherches se greffe à ces activités de promotion d’activités agricoles. D’où la maîtrise d’ouvrage du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI), par le biais de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD).

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Les membres du comité de pilotage du projet, présidé par Rebecca Madeleine Ebelle Etame, secrétaire général du MINRESI, accompagnée du directeur général de l’IRAD, le Dr Noé Woin, du coordonnateur du projet, le Dr Bernard Foahom, et d’une équipe d’experts de la JICA, ont effectué une descente à Andom vendredi dernier. Objectif, toucher du doigt l’impact du projet sur les populations, quatre ans après sa mise en œuvre et un an avant sa clôture. A ce niveau, le témoignage du chef de village est rassurant : « De nombreux enfants vont désormais à l’école grâce à l’apport de ce projet. Les parents, cultivateurs ont augmenté leur production grâce aux facilités de séchage et de transformation du manioc. » Seul bémol, l’enclavement des routes qui ralentit l’écoulement.

Azize MBOHOU

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