Features

«Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne»

ministre-jacques_fame_ndongo_enseignants-concours

Après lecture de l’essai de son camarade de parti aujourd’hui emprisonné, le ministre de l’enseignement supérieur publie un texte dans lequel il pose « douze questions » à son ancien collègue du gouvernement.

Le ministre de l’enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo réagit au livre de Marafa Hamidou Yaya, « Le choix de l’action ». Dans un texte publié dans le journal L’Action du 19 novembre 2014, le membre du gouvernement qui signe sa contribution sous la casquette de « membre du bureau politique » et « secrétaire à la communication au secrétaire général du comité central du Rdpc », retient des extraits qu’il commente ensuite. Soit une douzaine qu’il conclut à chaque fois par une série de questions. Le commentaire N° 7 retient particulièrement l’attention.

Le ministre de la communication écrit : «  Jean-Pierre Chevènement a eu un mot célèbre : « un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». Au regard des informations dont fourmille l’ouvrage de M. Marafa, assez péjoratives et désobligeantes sur le Président de la République, sur son régime, sur son action, l’on se serait attendu à ce que  l’auteur de l’essai démissionnât soit comme secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances, soit comme conseiller spécial du Chef de l’Etat, soit comme ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation. On aimerait bien savoir pourquoi il ne l’a guère fait ». C’est une réaction suscitée par l’extrait de la page 15 où Marafa déclare: « je n’ai jamais servi Paul Biya, mais l’intérêt supérieur de la nation».

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Fame Ndongo qui croit savoir que Marafa n’a pas démissionné du Rdpc se demande si un ministre peut revendiquer du point de vue institutionnel la paternité d’une action qui est la résultante du pouvoir reconnu au chef de l’exécutif. L’ancien journaliste met au défi Marafa et lui demande de citer « une seule action d’envergure menée par un ministre depuis le gouvernement de l’Etat  autonome du Cameroun (10 mai 1957) sans l’onction de l’exécutif  qui, en définitive, assume la paternité institutionnelle de l’action, celle-ci participant d’une politique globale ». Jacques Fame Ndongo veut aussi savoir si la déception du peuple date du 9 décembre  2011, date de l’éviction de Marafa Hamidou Yaya du gouvernement.

Robert Ndonkou, Cameroon-Info.Net

Populaires cette semaine

To Top