Mboa'Actu

Un journaliste a la DGSN pour une affaire de rançon payée a Boko Haram

DGSN a Yaounde

Convoqué verbalement au téléphone par le Commissaire divisionnaire Ebendeng Bertrand, Directeur de la Surveillance du Territoire (Dst) à se présenter au cabinet du Délégué Général à la Sûreté Nationale hier mardi 03 février à 16h, le confrère Olivier Mbelle a brillé par sa ponctualité. Et comme il avait été prévenu la veille lors de son échange téléphonique avec le Dst, la rencontre avec Martin Mbarga Nguelé, le patron de la police camerounaise, a tourné autour d’un article paru en page 03 du journal Le Courrier N° 063 du 21 janvier 2015 faisant allusion aux «révélations sur le versement des rançons à Boko Haram» par le Gouvernement camerounais.

Pendant près de deux heures d’interrogatoire mené personnellement par Martin Mbarga Nguelé, assisté de Bertrand Ebendeng, l’auteur de l’article et Directeur de Publication était invité à dire s’il dispose des preuves de ce qu’il a écrit.

«le papier en lui-même portait précisément sur des rançons du gouvernement à Boko Haram pour la libération des otages religieux enlevés il y a quelques mois à Tchere non loin de Maroua. Les préoccupations du parton de la police étaient de savoir si Le Courrier dispose des preuves de ce qu’il a écrit et éventuellement d’autres informations complémentaires sur le sujet pour un compte rendu au Chef de l’Etat» a confié au reporter de Cameroon-Info.Net, Olivier Mbellé à sa sortie du bureau du DGSN.

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Il n’a pas souhaité dévoiler pour le moment tous les détails de sa rencontre avec le super enquêteur Martin Mbarga Nguélé, qui était assisté pour la circonstance par le Directeur de la Surveillance du Territoire. «Il n’y avait rien de grave» a conclu tout souriant Olivier Mbelle qui est reparti libre.

L’article querellé évoquait un éventuel détournement d’une partie des fonds débloqués par le Gouvernement camerounais dans les opérations de libération des personnalités enlevées par la secte islamiste d’origine nigériane Boko Haram. En croire nos sources, Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre secrétaire générale de la Présidence de la République et toujours en tête des délégations chargées d’aller récupérer les otages libérés, se serait senti mis en cause.

Adeline ATANGANA,

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