Actu'Décalée

Un homme d’affaires arrêté pour crime rituel à Bafoussam

Camerounaise-Ngaoundéré-couteau-sang-œil-Voisin-crime-rituel

Joseph Tenekam est soupçonné d’avoir commandité la mort atroce d’une fillette de 11 ans. C’est une affaire digne des films « Nollywoodiens ». Le samedi 27 juin dernier, la petite Emmanuelle, 11 ans, élève en classe de 6è dans un lycée de la place, est sauvagement assassinée.

Ses bourreaux ont crevé ses yeux, son cou, cisaillé son ventre et ses parties génitales. Un crime rituel. Après leur forfait, ils ont balancé son corps en pleine nuit dans un puits au quartier Kouongouo dans l’arrondissement de Bafoussam III.

Les populations qui ne dorment pas encore suivent un bruit étrange et sortent de la maison pour découvrir du sang à côté du puits. Il faut l’intervention des sapeurs pompiers pour extraire le corps totalement mutilé de la fillette dans le puits. Les multiples communiqués radios ne parviennent pas à retrouver les parents de l’enfant, non encore identifié. Coup de théâtre dans la nuit de dimanche. Les meurtriers qui seraient au nombre de deux reviennent sur les lieux du crime et déposent un papier qui donne tous les renseignements sur la fillette, ses parents et leur domicile.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Les meurtriers indiquent également les mobiles du crime en affirmant que c’est l’homme d’affaires Joseph Tenekam, 64 ans, qui leur a demandé de lui apporter 1,5 litres de sang d’une jeune fille contre une récompense de 700 000 Fcfa. Mais après la livraison de la commande, ils n’ont pas été payés par le commanditaire. Bien plus, dans leur lettre, les meurtriers demandent pardon aux parents de la victime et au Très Haut pour ce crime, arguant qu’ils accomplissaient simplement leur travail. L’homme d’affaires interpellé a nié les faits. Il a été cependant déferré lundi dernier devant le parquet pour répondre des chefs d’accusation d’assassinat et de complicité d’assassinat. Le corps d’Emmanuelle a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Bafoussam. La police judiciaire a ouvert une enquête pour retrouver les assassins.

Populaires cette semaine

To Top