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Un ex-sergent chef de l’armée camerounaise interpellé à Garoua avec des ceintures explosives

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Des ceintures explosives, des tenues militaires, des lances, des couteaux et d’autres objets ont été saisis vendredi dernier dans un véhicule de marque Nissan appartenant à Brahim Menoumour par les éléments de la police à Garoua. Selon une source policière proche de l’enquête, la police est tombée sur ce butin grâce à un appel téléphonique.

«Quand nous sommes arrivés au quartier marouaré où son véhicule était garé à coté de la mosquée, nous avons effectivement trouvé un sac suspect à l’intérieur. En le dépouillant, on en a découvert des ceintures explosives armées avec des grenades défensives. Ce sont les mêmes ceintures que les kamikazes utilisent», indique notre source. «La charge de ces ceintures peut détruire tout un grand quartier», conclut le policier.

Depuis la découverte de ces explosifs vendredi dernier, la peur a gagné la ville de Garoua. Les mosquées sont désertées par les fidèles et les marchés boycottés par les ménagères et certains commerçants. Brahim Menoumour qui est en train d’être exploité par la police à Garoua, n’a toujours pas dévoilé le plan d’action qu’il avait prévu pour ces ceintures explosives.

Les charges de l’Ex-Sergent Chef
Photo: (c) Peter KUM

Selon enquête en cours, Brahim Menoumour né le 7 novembre 1978 avait déserté les rangs de l’armée camerounaise après avoir porté le grade de sergent chef. Depuis lors, il se présente comme étant le sultan de Kobro à Blangoua dans le Logon et Chari à l’Extrême-Nord. Dans une lettre ouverte écrite à Aboubakar Shekau en janvier 2015, Brahim Menoumour avait promis de lui trancher la tête pour la ramener au Cameroun. La découverte dans son véhicule des ceintures explosives utilisées par les kamikazes dans l’Extrême-Nord, oblige les uns et les autres à se semander si Brahim Menoumour aurait tourné la veste pour rejoindre les rangs de Boko Haram.

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Dans le passé, Menoumour avait toujours montré qu’il maitrisait bien les membres de la secte Boko Haram. A cet égard, Il avait voulu rencontrer le Président de Republique Paul Biya pour négocier la libération des ex-otages chinois. «Quelle solution pouvons-nous adopter afin de libérer ces hommes? En principe, une option militaire de grande envergure n’est pas à exclure en collaboration avec les autorités du Nigéria bien que le bilan serait naturellement lourd et les risques seront également grands. La seconde option quant à elle consisterait à la médiation qui pourra aboutir à la libération des otages. Le site étant repéré, il reste la mobilisation de par et d’autre. A ce titre, le Mouvement régional des droits de l’homme se veut désormais votre interlocuteur, votre agent de renseignement privilégié afin de dénouer cette situation qui, au fil du temps risquerait de se déconfiturer», avait-il écrit à Paul Biya.

La lettre de Brahim Menoumour a Boko Haram
Photo: (c) Archives

Peter KUM

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