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Un ex-proche d’ Eto’o Fils accusé d’escroquerie

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Le fils de Sassou Nguesso, Rodrigue Nguesso, réclame environ 32 millions 800 Fcfa à Essome Bikit Serge Alain, directeur général de la société Wodis and trade par ailleurs, ancien bras droit de l’ex-capitaine des Lions Indomptables, aujourd’hui déchu. Des enquêtes instruites par le procureur de la République près le tribunal de grande instance du Wouri, ont été diligentées par les limiers du bureau de lutte contre la grande criminalité de la légion de gendarmerie du Littoral.

Descente aux enfers pour Essomè Bikit Serge Alain, directeur général de la société spécialisée dans l’import/export, Wodis and trade, par ailleurs ancien proche de Samuel Eto’o Fils, ex-capitaine des Lions Indomptables avec qui Essomè est en froid. Essome Bikit Serge Alain est traîné en Justice par un des enfants du président de la République populaire du Congo, Denis Sassou Nguesso. Rodrigue Nguesso accuse son partenaire en affaire d’abus de confiance et d’escroquerie. Sa plainte introduite auprès du procureur de la République près le Tribunal de grande instance du Wouri est à l’origine d’une enquête ouverte et bouclée par les éléments du bureau de la lutte contre la grande criminalité de la légion de gendarmerie du Littoral.

Sur la base de la copie de la reconnaissance de dette signée le 15 juillet 2013 par le directeur général de la société Wodis and trade et dont Le Messager a reçu copie il est loisible de lire : «je soussigné Essomè Bikit Serge Alain, directeur général de la société Wodis and trade Sarl, Bp : 15233 Douala Cameroun, reconnais avoir perçu entre les mains de monsieur Nguesso Rodrigue, la somme de 50.000 Euros (cinquante mille euros) pour les besoins d’exploitation de sa société. Cette somme lui sera remboursée entre le 20 et le 31 décembre 2013 car entre temps, la société a changé de produit à l’importation. Elle est passée des sardines aux pâtes alimentaires».Or, il se trouve qu’à la date échue, le Dg de Wodis and trade n’a pas fait signe de vie. Une rencontre prévue à Paris entre Essomè et son créancier a finalement avorté alors que le Dg voudrait examiner les modalités de facilitation de remboursement avec le fils Nguesso, victime d’abus de confiance et déterminé en rentrer en possession de son dû.

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Délits réprimés

C’est dans ce droit fil qu’il a commis le sieur Mbiele Gérard Lebrun, camerounais demeurant à Brazzaville, de suivre son dossier au Cameroun portant sur les faits d’escroquerie aggravée perpétrée par le sieur Essome Bikit Serge Alain. Pour la petite histoire, le plaignant par le biais d’un ami fait la connaissance d’Essomè Serge Alain qui lui a fait part de ce qu’il exerçait dans l’importation des aliments et qu’il avait besoin d’un financement pour augmenter sa production et que les bénéfices de cette affaire leur seront partagés. Flatté, le plaignant a adhéré à cette proposition en lui remettant la somme de 50.000 mille Euros. Depuis ce versement en 2012 ; Rodrigue Nguesso n’a plus connu l’évolution de cette affaire jusqu’en fin décembre 2013 où le suspect lui fait une fausse promesse de remboursement qui n’a jamais été respectée. Face à cette situation, la victime sollicite l’intervention de la Justice camerounaise afin de rentrer dans ses droits.

Essomè Bikit Serge Alain qui est ami du fils du chef d’Etat congolais depuis 12 ans, a effectivement discuté du partenariat avec son créancier alors qu’il était de passage à Brazzaville en compagnie de Samuel Eto’o lors du lancement du magazine Forbes Afrique. « Nous avons convenu d’importer un conteneur de 20 pieds de sardine à mettre en vente au Cameroun. Je reconnais actuellement le virement du 15/07/2012 soit 32 millions 734 mille 222 Fcfa» soutient Essomè Serge Alain. Selon les sources du Messager, l’enquête bouclée a permis de réunir à l’encontre du suspect identifié, des indices graves et concordants constitutifs d’abus de confiance et d’escroquerie. Des délits prévus et réprimés par le code pénal camerounais dans son article 74, alinéa 2, 318 (1, b et c). En tous cas, les conclusions de cette enquête, d’après nos sources, sont sur la table du procureur de la République près du tribunal de grande instance du Wouri.

Alain NJIPOU

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