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Un enfant de deux ans enlevé au quartier Beedi

Un nouveau cas d’enlèvement d’ enfant survenu dans la métropole économique fait perdre le sommeil aux populations de Beedi depuis quelques semaines.

LES HABITANTS de Beedi ont perdu le sommeil dernièrement. Un cas d’enlèvement dénoncé crée la psychose au sein des populations de cette partie de la ville de Douala. A en croire le Collectif « Sos Enfants volés », les membres viennent d’être contactés par un citoyen camerounais qui n’en peut plus. Bouleversé par la disparition de son gamin âgé de deux ans, ce dernier ne sait plus à quel saint se vouer. Ecoutons les acteurs agissant au sein du Collectif précité : « dans la foulée d’un documentaire que nous réalisons en ce moment, nous avons été contactés par un jeune homme habitant le quartier Beedi à Douala dont l’enfant de deux a été enlevé depuis quelques mois.

Nous sommes à nouveau au coeur d’une autre situation bouleversante qui en tout cas confirme les résultats des recherches contenus dans le documentaire qui vous sera bientôt livré ». Les interlocuteurs ajoutent que « pour ce qui est du cas de ce bébé volé nous sommes encore dans la phase d’enquête de confirmation des faits comme nous oblige notre démarche objective. Cette phase va s’achever cette semaine et au vu des résultats concluant nous nous lancerons à nouveau pour dénoncer et combattre ce qui tend à prendre de l’ampleur dans notre pays ».

Certes le cas de Beedi remonte à il y a quelques mois, il n’en demeure pas moins que le père de l’enfant disparu continue de saisir toutes les autorités compétentes et organisations engagées dans lutte contre le trafic d’enfants, dans l’espoir de revoir son bébé. C’est autant de motifs qui ont poussé le Collectif « Sos Enfants volés », d’entreprendre la réalisation d’un documentaire dont les travaux prennent fin sous peu. « Il est question pour nous d’étudier le phénomène du trafic d’enfants au Cameroun. Pour ce faire, nous avons envisagé de faire une enquête et commettre un documentaire sur la question », soutiennent les responsables du Collectif qui veulent ainsi restaurer :

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    • l’identité camerounaise qui confère le caractère sacré de la mère et de l’enfant
  • La protection des enfants comme le minimum garanti par l’Etat quel que soient ses dysfonctionnements
  • L’établissement de la violation du droit de l’enfant et de la mère comme des lignes rouges sur lesquels le système ne devrait pas transiger quelles que soient ses limites.

Le Collectif souhaite également contraindre l’Etat du Cameroun à assurer le droit des mères et des enfants par : la réaffirmation de la sacralité de la mère et de l’enfant dans la mentalité des Camerounais (es). Par ailleurs, il y a aussi : – la prise en charge des mesures juridiques et administratives afin d’assurer la protection effective des droits des enfants et leurs parents – Le rétablissement du droit des victimes de ce type de violations et abus. Onze organisations se sont constituées en «collectif Sos Enfants volés».

Elles ont décidé d’unir leurs forces pour voler au secours des personnes dont les enfants sont enlevés. C’est dans cette logique qu’est né le «Collectif Sos Enfants volés». Il s’agit de : Cameroon Ô’Bosso, Femnet Cameroun, Wpi, Tribunal article 53, Advocates international Cameroon (Adjuric), Article 55, Droit au Droit, Afjd, Ajuriscc, Ucjg/Ymca et le Codas Caritas Douala. Pour toutes ces organisations, le trafic des enfants en cours au Cameroun est un crime contre l’humanité. Du fait qu’il remet en cause le caractère sacré de la vie de façon générale dans la société camerounaise.

« La mère et l’enfant font partie des couches fragiles et vulnérables dont la protection devrait être le minimum garanti dans notre pays », avancent les membres des corporations citées ci-haut.

© Aurore Plus : Linda Mbiapa

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