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Un corps disparait de l’hôpital de la caisse à yaoundé

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Il s’agit de Jean Hugues Ele Meva’a décédé le 8 avril 2015 dont la dépouille a été scellée à deux reprises. Le jeudi 21 mai 2015, aux environs de midi, la dépouille de Jean Hugues Ele Meva’a, enregistrée sous le nom de Patricia Georges Mbozoo Ngono et scellée par la Cour suprême au centre hospitalier de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), à Yaoundé.

Une mise sous scellée qui intervient après la discorde entre la veuve Patricia Georges Mbozoo Ngono et sa belle-famille. Une mésentente qui survient lorsque la société Viettel Cameroun S.A, où le défunt occupait le poste de sous-directeur des relations publiques, propose de donner 7 millions 150 mille Fcfa à la veuve pour l’organisation des obsèques de son feu époux. Une somme qui va attirer l’attention des membres de la famille de Jean Hugues Ele Meva’a, de regrettée mémoire. Elle va tout de suite s’interposer pour récupérer l’argent promis par la société Viettel.

C’est le Dr Moïse Meva’a Biouelé, un des proches parents du défunt, qui reçoit le 4 mai 2015 des mains de Oumarou Hayatou, directeur des relations publiques de Viettel Cameroun S.A, une somme de 7.150.000 Fcfa, représentant les frais des obsèques de M. Meva’a, à l’insu de la veuve. Alors que la levée de corps était prévue le 7 mai 2015, la famille du défunt décide d’anticiper la mise en bière pour le 6 mai 2015. Informée par un tiers, Patricia Georges Ngono Mbozoo accompagnée de son père et d’un huissier, après constat firent sceller le cadavre qui n’attendait plus que le cercueil et les vêtements pour être lever

Au tribunal

Tout remonte au 8 avril 2015, date à laquelle l’ancien sous directeur des relations publiques de Viettel rend l’âme. «Mon mari était sur le point d’être évacué pour des soins en France. Il devait se faire arracher une dent, mais ce que son chirurgien dentiste lui avait formellement proscrit du fait de son hémophilie. Alors que je m’attelais à rassembler les documents officiels, j’ai trouvé mon mari baignant dans son sang au service de réanimation-polyvalente parce qu’un de ses frères ainés avait ordonné qu’on lui arrache une dent cariée», affirme Patricia Georges Ngono Mbozoo. C’est dans ce contexte que la belle famille saisi le juge. Dans leur démarche, les frères du défunt vont se présenter devant le juge avec un document attestant que les six enfants du défunt (dont trois, tous mineurs, issus de l’union entre Mme Ngono et M. Meva’a) réclament la levée du scellé.

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C’est ainsi que la veuve reçoit le 11 mai 2015, une assignation du président de Tribunal de première instance (Tpi) de Yaoundé-Ekounou lui demandant de se présenter au tribunal. Au terme des débats le 13mai dernier, le juge ordonne que les scellés soient levés. Le lendemain, la veuve saisit la cour d’appel du Centre. De ce fait, la juridiction exige que les scellés soient maintenus. Une décision qui a du faire des mécontents. Dans la mesure où le 21 mai dernier, la dépouille disparait de l’hôpital de la Cnps. Avant d’être retrouvé quelques heures plus tard à la morgue de l’hôpital d’Ayos. Les ravisseurs du macchabée seraient les proches parents du défunt. La veuve Meva’a s’interroge sur le mode opératoire de ces derniers.

Usage de faux

La discorde débute sur le lieu de la veillée à Yaoundé qui était la paroisse Marie Gocker. Puisque le pasteur Ngomo, père de la veuve, avait été excommunié de l’église presbytérienne du Cameroun. «Mon père était de l’église presbytérienne et allait tous les dimanches au culte à la paroisse Marie Gocker. Le domicile de Messamendongo étant étroit, nous avons pensé qu’il était normal que la veillée se tienne dans son lieu de culte. D’où vient-il que le pasteur Ngomo, vienne exiger avec l’appui de sa fille (la veuve Ndlr) que la veillée aille se tenir dans son église?», s’étonne Bernice Melanie Assomo, l’une des filles du défunt. Dans la requête des plaignants, les conseils Mes Tchougang et Nakong, sûrement dans la hâte, n’ont pas remarqué que les documents fournis par ces derniers souffraient de quelques incongruités.

Hugues Donald Ele Meva’a, fils du défunt, est né le 12 janvier 1991 alors que son père est né en 1977. Mais l’acte de naissance de ce dernier, ne porte que le lieu de naissance de son père. Diamant Onana Mbezele, une des filles du défunt, a un acte de naissance qui stipule qu’elle s’appellerait Isabelle Onana Meva’a. Erreur reconduite le 13 mai 2015, par Kuna Hermenegilde épouse Mengang, président du Tpi de Yaoundé-Ekounou, lorsqu’elle ordonne la levée des scellés apposés sur la dépouille de Hugues Donald Ele Meva’a [Fils du défunt Ndlr] au lieu de feu Jean Hugues Ele Meva’a.

Thierry Etoundi

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