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Un Camerounais meilleur prix du roman francophone

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Daniel Alain Nsegbe, connu sous son nom d’auteur de Mutt-Lon, vient de gagner le premier prix du roman francophone, il recevra sa distinction au Salon international du livre à Genève, le 2 mai prochain.

Daniel Alain Nsegbe, connu sous son nom d’auteur de Mutt-Lon, vient de gagner le premier prix du roman francophone. Il recevra son prix le 2 mai 2014 à Genève, lors du Salon international du livre, prévu du 30 avril au 4 mai. Ce lauréat était jusque là un monteur anonyme en service à la station régionale de la CRTV Est, à Bertoua. Cette distinction récompense les meilleurs romans francophones. C’est le 2 avril 2014, que le jury présidé par l’écrivain français, Jacques Chevrier, a rendu public son verdict. Le roman « Ceux qui sortent dans la nuit », publié aux éditions Grasset, en avril 2013, le deuxième livre de Mutt-Lom, a été retenu à l’unanimité par le jury. Ce livre plonge le lecteur dans la thématique de la sorcellerie en Afrique. « C’est Jacques Chevrier qui m’appelé le 2 avril vers 10h, pour m’annoncer la bonne nouvelle », exulte le romancier qui n’en revenait pas. Mais il sera rassuré par le président du jury qui lui expliquera que « Ceux qui sortent dans la nuit », s’est bien comporté sur le marché, en termes de vente, depuis sa publication en avril 2013. l’auteur sera d’ailleurs conforté par des mails électroniques. Sur le site du salon du livre, c’est le nom de cet écrivain camerounais qui frappe les internautes : le titre de l’ouvrage et le nom de l’auteur. Et à Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est où Mutt-Lom habite et travaille, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. Ses collègues et amis défilent sans cesse pour le féliciter à son bureau ou à son domicile.

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Daniel Alain Nsegbe est né en novembre 1973 à Bafia. Il a d’abord enseigné les maths dans les lycées, avant de se reconvertir dans le secteur de l’audio-visuel où il s’est formé en technique de montage. Le virus de l’écriture, il dit le tenir de sa mère, qui comptait plus de « 100 » livres dans sa petite bibliothèque. Après les BD, il s’est intéressé à la lecture d’ouvrages, avec pour défi de publier chez les grands éditeurs français. « J’ai envoyé plusieurs manuscrits aux éditeurs, mais on m’avait répondu négativement. Cela m’encourageait plutôt m’améliorer dans l’écriture », raconte l’auteur. « Ceux qui sortent dans la nuit », est son premier ouvrage, sorti chez Grasset. Il le signe sous le pseudonyme de Mutt-Lon, qui signifie, en sa langue maternelle, le bassa, « fils du terroir ». C’est un récit sur la sorcellerie, dans les sociétés contemporaines africaines, notamment camerounaises. Les pouvoirs des « ewusus » (communauté sourcière) se transmettent au sein de neuf potions. « Les huit premières décoctions, à consommer dans un ordre très précis, sont celles qui confèrent la possibilité de sortir de son corps. La dernière est celle qui te retient la langue et empêche que tu ne parles de ce que tu as fait ou vu faire pendant la nuit », relate l’auteur qui promène lecteur dans cet environnement mystique et mystérieux. Son premier livre « La Veuve chauve », a paru en 2011 aux éditions de la Société des écrivains. Cette récompense honore aussi la littérature camerounaise.

C.T

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