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Trois individus détenus pour vol de pointes d’ivoire

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Un homme qui s’est rendu à un poste de police de Yaoundé pour se plaindre du vol de des pointes d’ivoire dans son domicile, a été arrêté après avoir raconté à la police ce qui s’était passé. Il a été appréhendé aux côtés de deux autres individus dans une affaire relative non seulement au vol aggravé mais aussi au trafic d’ivoire.

Selon des sources proches de la police, 3 suspects ont été arrêtés pour vol et trafic de deux défenses d’éléphant pesant plus de 60 kg et mesurant environ 2 mètres de long chacune. Les mêmes sources révèlent qu’un homme âgé de 21 ans a fait irruption dans la maison de son oncle au quartier Bastos à Yaoundé et a emporté deux pointes d’ivoire. Avant de procéder à l’effraction, le jeune homme avait au préalable administré une dose de somnifère pour endormir le gardien qui était de service à la résidence de Bastos où l’ivoire avait été conservé.

Après avoir subtilisé les défenses d’éléphant, il les a aussitôt vendu à un présumé grand trafiquant d’ivoire au quartier Olembe et a procédé directement avec le produit de la vente à l’achat d’une voiture et d’une montre à 1 million de francs CFA. Après avoir découvert que ses pointes d’ivoire avaient été volées, l’homme dont le nom n’a pas été dévoilé par la police, a décidé de confier l’affaire aux éléments de la police pour des enquêtes. La police s’est immédiatement mise au travail et l’arrestation du voleur ainsi que de l’acheteur des défenses, s’en est suivie peu après. Mais l’homme a été très surpris lorsque la police a décidé de l’arrêter aux côtés des deux autres. Selon toute vraisemblance, il aurait été ignorant de la loi régissant le secteur de la faune au Cameroun parce qu’il est encore à prouver la propriété légale de ses défenses d’éléphant. Il déclare que ces pointes d’ivoire sont une possession de longue date qui a toujours servi comme décoration dans son domicile.

conformément aux dispositions des articles 101 et 158 de la loi faunique, toute personne trouvée en possession de tout ou partie d’une espèce faunique intégralement protégées est considérée comme ayant tué ou capturé l’animal et est donc passible d’une peine de prison allant jusqu’à 3 ans ou d’une amende d’un montant pouvant aller jusqu’à 10 millions de francs CFA.

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L’enquête de police ayant été clôturée et le dossier transmis au cabinet du procureur de la république à Yaoundé les trois individus attendent le sort qui leur sera réservé. The Last Great Ape Organisation – LAGA a fourni une assistance aux autorités en charge de la faune qui ont intervenu dans la procédure, par l’établissement des procès verbaux.

Peu de temps avant l’incident de vol d’ivoire à Yaoundé, deux personnes ont été arrêtées à Batouri, dans la région de l’Est, pour détention et commercialisation illégales des trophées d’espèces fauniques intégralement protégées. Au cours de l’opération qui a été effectuée par les agents de la délégation départementale des forêts et de la faune de la Kadey, des ossements et des ivoires d’hippopotame, ainsi que des écailles de pangolins géants et des crânes de chimpanzés ont été saisi.

Mboroben Marious âgé de 35 ans est parti de Mbang une localité située à 20 km de Batouri la veille de l’arrestation et a pris un logement dans un hôtel de la place. Il a ensuite rencontré l’un de ses partenaires basé à Batouri et le lendemain lorsqu’ils essayaient de conclure la transaction dans un restaurant de la place, les agents des forêts et de la faune sont arrivés et les ont arrêtés. LAGA a fourni une assistance technique au cours de l’opération tandis que la police a apporté un appui à l’équipe de responsables de la faune qui ont mené l’opération d’arrestation.

Les suspects auraient été impliqués dans de telles affaires auparavant si l’on s’en tient aux révélations faites relatives à la vente de peaux de python par l’un d’entre eux. Il a également été révélé qu’ils avaient fait du trafic d’ivoire dans le passé. La zone Mbang est considérée comme un point névralgique du trafic dans la région et en Octobre 2014 dans le cadre du programme d’application effective des lois de la faune, un homme de 39 ans avait été interpellé à Bertoua en possession illégale d’écailles de pangolins géants et des crânes de chimpanzés. Lui aussi était parti de Mbang avec ces produits fauniques.

Franck BAFELI

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