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Le Cameroun en guerre : Trois déserteurs tchadiens recherchés

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L’armée tchadienne stationnée à Mora ne rigole pas avec la discipline. Le moindre écart est sévèrement puni comme en témoigne cette affaire qui aurait pu mettre à rude épreuve la cohabitation entre les populations, les forces de l’ordre et les militaires du contingent tchadien. Dans la nuit du 7 au 8 août 2015, l’inspecteur de police principal Elmassoudi a été copieusement bastonné non loin de sa maison, au quartier Mokolo-Ndjamena, par des militaires tchadiens.

Son tort : avoir surpris les bidasses entrain de frapper son voisin, un boucher. Alerté de l’incident, alors que le policier baignait déjà dans son sang, une patrouille mixte est arrivée sur les lieux et s’est immédiatement lancée à la poursuite des agresseurs. L’un d’eux, le soldat Gara Haman, sera rattrapé quelques minutes plus tard et conduit au commissariat de sécurité publique de Mora. Le lendemain, à la demande de la hiérarchie militaire tchadienne, le soldat est remis à ses camarades. Ceux-ci lui administrent une bastonnade publique dans la cour du commissariat avant d’être emmené au camp.

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Ce geste n’est pas anodin : il témoigne de la tolérance zéro que s’est fixée l’état-major tchadien pour préserver son image. «Une sanction dans le camp, aussi sévère soit-elle, aurait prêté à confusion dans l’esprit des uns et des autres. En agissant publiquement, les tchadiens ont passé le message d’une armée tenue qui tient à la discipline», explique un militaire camerounais en poste à Mora.

Seul hic, l’arme du policier Elmassoudi est toujours introuvable à ce jour. «Ce militaire fait partie d’un groupe de quatre déserteurs recherchés actuellement par nos hommes et par l’armée camerounaise», explique un militaire tchadien.

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