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Tribunal : Huis clos pour Ntone Ntone

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La reprise du procès du délégué du gouvernement accusé d’abus de fonction et favoritisme a eu lieu jeudi. Inscrite au rôle des citations directes du jeudi 7 mai 2015 au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo pour un examen en collégialité, l’affaire qui oppose l’avocat Gaston Ngamkan à Fritz Ntone Ntone, délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, n’a finalement pas été jugée en public.

Mais, selon des sources judiciaires, elle a été appréciée dans le cabinet du juge chargé de ce procès au long cours. Une première citation directe a été servie en 2010 et son examen entamé repart de zéro en raison du changement de la composition du tribunal qui impose de nouveaux débats. Me Ngamkan se plaint d’avoir perdu, du fait de l’édile de Douala, des biens meubles et l’emplacement de son cabinet et de sa résidence privée à Bonanjo à la suite d’un différend l’opposant à un ancien client, Isaïe Nana.

Par décision datée du 12 novembre 2010, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine avait en effet « identifié comme insalubre et impropre à l’habitat » un immeuble appartenant à Pierre Ngankoue où se trouvaient lesdits cabinet et appartement. Fort de l’ordre de réhabilitation immédiate, le propriétaire (décédé depuis lors) donnera suite à l’injonction du maire. Seulement, selon le plaignant, l’immeuble n’appartient pas à M. Ngankoue mais à son fils Esaïe Nana qui a permis à l’avocat de s’y installer afin de régler des dettes d’un courant d’affaires qui les lie. Auparavant, M. Nana (sous le couvert d’activités qu’aurait eues feu Ngankoue) a lancé sans succès d’autres actions judiciaires pour me faire partir, dit en substance l’accusateur.

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Après avoir quitté les lieux manu militari, l’immeuble n’ayant pas subi les travaux ordonnés et les autres occupants y étant demeurés sans entraves selon ses dires, Me Ngamkan estime que Fritz Ntone Ntone a abusé de ses fonctions pour aider « son ami » M. Nana à se débarrasser de lui et ne pas lui régler son dû. Une faveur irrégulière pour laquelle il poursuit le maire à travers deux citations directes dont la seconde comporte autant de griefs supplémentaires dont la violation de domicile et la rétention sans droit de la chose d’autrui.

En principe, les deux citations devaient être jointes lors du huis clos de jeudi dernier avant lequel CT a pu parler aux deux parties. Quoique ce ne soit pas tout : l’avocat mécontent a aussi entrepris, devant le tribunal de grande instance du Wouri, de faire condamner le délégué du gouvernement notamment pour avoir organisé, selon lui, un pillage en bande et des vols avec effraction lors de son expulsion.

Jean Baptiste KETCHATENG

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