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Transports: Maximum 40km/h pour les gros porteurs, en zone urbaine

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Le ministre des Transports lève une partie des restrictions, mais insiste sur le respect des limitations de vitesse.

Dans un communiqué rendu public en fin de semaine dernière, Robert Nkili, ministre des Transports autorisait certains camions à circuler en ville à toute heure, « en raison des spécificités des prestations rendues ». Ainsi, les transporteurs d’essence, de sable et les camions de livraisons de marchandises sont exemptés de l’interdiction de circuler de 6h à 22h. Il leur est néanmoins prescrit une limitation de vitesse à 40 km/h. Les semi-remorques et les grumiers restent les gros porteurs particulièrement visés par l’arrêté du ministre des Transports du 16 octobre dernier. A vrai dire, on ne voit plus beaucoup de grumiers en ville, mais davantage des semi-remorques. Leur stationnement vers la sortie de la ville, crée souvent des bouchons.

S’agissant particulièrement de ceux exemptés, le respect de la limitation de vitesse demeurera la grande attente pour leurs conducteurs dans le centre urbain. Théodore Essama, un conducteur de moto-taxi redoute particulièrement les engins de la société Hysacam. « Ils roulent trop vite, semant la frayeur pendant leur passage. Leurs camions renvoient la poussière dans les yeux des motocyclistes qui peuvent perdre le contrôle », se plaint-il.

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Comment contraindre au respect de la limitation de vitesse? Telle est l’équation. « Il revient aux forces de l’ordre et aux équipes de prévention routière de faire appliquer la réglementation. Le ministère des Transports s’occupe de l’élaboration des politiques en la matière », se défend Nanga Derphine Eliane Marie, directeur des Transports routiers au ministère de Transports. Elle ajoute « qu’il est question maintenant de faire respecter un texte antérieur qui instruisait aux camions d’installer dans leurs mécaniques, le « limitateur » de vitesse,  un dispositif intégré de limitation de vitesse ».

Pour le moment, certains chauffeurs s’illustrent toujours par leur irresponsabilité, confondant la conduite au rallye. Samedi dernier, par exemple, sous une pluie battante, un camion bâché amorce à toute allure le virage au lieu dit « photo Jeunesse », affolant une septuagénaire qui allait à pied. Les riverains se sont indignés, racontant le souvenir encore frais d’un autre camion qui a terminé sa course dans une maison il y a deux semaines, dans le voisinage.

En début de week-end, on a frôlé le pire au lieu dit montée Emonbo 2e. Une semi-remorque a eu une panne mécanique pendant qu’elle gravissait la petite pente. L’engin s’est mis à descendre en marche-arrière. Les manœuvres n’y ont rien pu. Dans sa course, le poids lourd trouve un taxi où se trouvaient deux élèves. Le taxi a été réduit en amas de fer, presque irrécupérable. Le chauffeur s’en est tiré sain et sauf, les deux élèves eux, ont été conduits à l’hôpital.

© Jeanine FANKAM | Cameroon Tribune

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