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Transports: Les Moto-taximen en mal de professionnalisation

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Malgré les injonctions du chef de l’Etat en 2013 de réglementer ce secteur d’activité, l’anarchie persiste. La bataille est sans limite, en l’absence d’un homme en tenu sur la route. Avec pour arme de prédilection les klaxons intempestifs, les dépassements inopportuns et les violations des zones réservées à l’exemple du passage clouté et des espaces zébrés, les moto-taximen n’ont aucun égard vis-à-vis du code de la route.

L’imprudence est à son comble, surtout lorsqu’ils discutent la chaussée avec les automobilistes. La priorité est accordée aux irrévérencieux du code de la route. A ce jour la réglementation de ce secteur d’activité animé par les conducteurs de motocycles peine à être effective. Pourtant, on se souvient qu’en février 2013, le chef de l’Etat s’adressant à la jeunesse, avait exigé la régularisation et l’encadrement de cette activité. Au fil des mois, comme un feu de paille, la volonté des parties prenantes à rendre cette activité formelle s’est diluée. Alors que l’augmentation des motocyclettes à usages commerciales dans les rues de Yaoundé, ouvre les portes aux accidents de toutes natures.

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Dans les communes d’arrondissement de Yaoundé 4 et 5, les moto-taximen sont abandonnés à leur propre sort. « Il y a un an, nous avons commencé par recenser et identifier les différents moto-taximen de notre circonscription. Il fallait par la suite passer aux formations avec le soutien du gouvernement, mais jusqu’ici rien n’est fait », révèle un conducteur. Ce dernier, à l’exemple de ses collègues travaille sans chasuble. Le port de ce gilet dont les couleurs homologuées varient selon les communes d’arrondissement, et sur lequel figurent le nom de la commune de ressort et le numéro d’identification du conducteur est balayé d’un revers de la main.

Or il s’agit de l’une des premières mesures de sécurité imposée à chaque conducteur. « Ce tablier présente à son dos un numéro qui permet d’identifier le conducteur. En cas d’agression, il suffit que le client qui dépose une plainte inscrive juste le numéro du tablier. Cela nous permet de remonter rapidement vers l’agresseur », apprend-on à la mairie de Yaoundé 5. Au-delà de la non observance de cette mesure, il existe des consignes qui sont encore bafouées. C’est le cas du passage obligé dans une auto-école, qui est sanctionné par l’obtention du permis de conduire. Puis, chaque conducteur doit s’acquitter de toutes ses taxes. Toutes choses qui éviteraient d’être quotidiennement rançonnés par des percepteurs véreux.

Luc Justin Kamguia

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