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Transports: Le GPS booste la filière coton

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Dans le cadre de l’amélioration de son système de transport et de logistique, la Sodecoton utilise depuis 2010 le système GPS pour le suivi de ses véhicules et engins. Quatre ans après la mise sur pied de cette réforme, l’entreprise de production de coton enregistre une optimisation de sa production de l’ordre de 50 % selon sa direction.

Entre autres avantages tirés de cette réforme, il faut noter la baisse considérable des accidents liés au contrôle des vitesses. Selon les chiffres présentés par l’entreprise, en 2012, 37.567 cas d’excès de vitesses avaient été détectés par le GPS contre 3778 en 2013 et seulement 1.137 en 2014. Toujours au registre des avantages de cet arrimage au système GPS, on note l’augmentation du tonnage au niveau du transport du coton. En revanche, l’entreprise a vu sa consommation en carburants augmenter de 28 %.

Sous l’impulsion de l’Association Cotonnière Africaine (A.C.A), un séminaire de renforcement des capacités des membres de cette association s’est tenu du 12 au 13 août 2014 à Garoua. La rencontre a permis aux membres de cette association venus du Soudan, du Mali, du Benin, du Tchad et du Togo, d’échanger sur les approches de gestion logistiques des sociétés cotonnières. La ville de Garoua a été choisie parce qu’au cours d’une réunion de la Commission technique Transport et Logistique de l’A.C.A, tenue à Moundou au Tchad du 30 mai au 1er juin 2012, la communication faite par le représentant de la Sodecoton, M. Daouda Oumarou, avait montré une avancée de cette Société dans la gestion des logistiques et des véhicules administratifs. Une gestion qui selon Georges Kamanke, consultant en télégestion, est indispensable pour toute entreprise dite citoyenne, notamment pour ce qui est de son image.

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«Imaginons quelle idée se feront des gens en voyant des véhicules de la Sodecoton ou encore la Sosucam par exemple, se livrer aux excès de vitesse sur nos routes. Surtout que ce sont des sociétés dans lesquelles l’Etat injecte de l’argent du contribuable? Imaginons que les véhicules de ces sociétés traversent le pesage sans payer? Quelle image de celles-ci les populations vont-elle retenir si ce n’est une mauvaise image. L’objectif de la géolocalisation et avant tout donc un souci d’image. Mais s’il y a aussi des objectifs commerciaux car moins logistique, le transport sont couteux, la société, plus elle fait de bénéfices. Les entreprises ont donc intérêt à maitriser la géolocalisation et leur logistique pour optimiser leurs bénéfices», explique cet ingénieur de la mécanique.

© TELESPHORE MBONDO | L’Oeil du Sahel

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