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Tout savoir sur le mythe des jumeaux chez les Bamilekés du Cameroun

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Faut-il prohiber certains rituels qui sont faits à la naissance des jumeaux ? Voila la question que se pose une frange de la population issue des chefferies où, avoir des jumeaux ou des triplés signifie organiser des bivouacs et des rites.
A l’origine, des questions d’orgueil ou, de reconnaissance devant les hommes des largesses du bon Dieu en son endroit pour t’avoir donné d’une manière naturelle  un titre de notabilité afin que tu accèdes au rang de grand dignitaire sans concours d’une force humaine.. « Tagne » ou « Teku » pour les hommes, «  Megne » ou « Meku » pour les femmes. Difficile d’y répondre.
Au sein des chefferies comme Baham et Bandjoun pour ne citer que ces deux cas, le rituel reste de mise pour tous les couples ayant eu des jumeaux ou des triplés. Une des conséquences directes et non des moindres c’est que cette fête affecte économiquement les familles pauvres qui pour sauver l’orgueil familial s’endettent pour organiser des fêtes et donner des présents à la chefferie.
On y lit la, la bénédiction du très haut mais qui a un moment donné dans la conscience collective pouvait se muter en malédiction divine si les rituels n’étaient pas exécutés. Ainsi les malheurs qui accablaient la famille étaient donc des signes qui marquaient la colère des dieux. Phénomène quelque peu banalisé de nos jours par le vent de la modernité, certaines familles continuent néanmoins a  attacher moult importance et au bon profit des chefs traditionnels.
Florian Kaptue
Blogueur sur Atelier des médias RFI 

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