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Toujours des turbulences dans les Fédérations sportives

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A un an de la fin de l’Olympiade (période entre deux éditions des Jeux olympiques) 2012-2016, l’état de nombreuses fédérations sportives n’est pas des plus reluisants. Il faut dire que le renouvellement des exécutifs en 2013 n’a pas été un long fleuve tranquille.

Entre batailles des clans et guerre des tranchées, assemblées générales annulées et reprises, suspensions par les tutelles internationales, difficile de s’y retrouver. D’autant que ce sont souvent les fédérations les plus en vue qui se retrouvent ainsi au devant de la scène. Le cas le plus emblématique concerne la Fédération camerounaise de football, qui vit quasiment sous assistance respiratoire depuis la mise sur pied du Comité de normalisation en juillet 2013 après des élections controversées et une suspension du Cameroun au plan international. Cette structure devait « normaliser » les choses à Tsinga en huit mois, mais, on en est déjà à deux ans. Et dans un contexte où les batailles fratricides continuent de faire rage, on peut se demander à quand le bout du tunnel ? Une chose est certaine en tout cas, ça aura été une olympiade pour rien en football.

Le rugby camerounais lui non plus n’a pas été épargné depuis quelques années par des querelles intestines qui pénalisent en premier lieu les athlètes. Déjà suspendu par l’International Rugby Board, le Cameroun s’était vu réhabiliter après de nouvelles élections organisées l’an dernier. Mais, un conflit entre le nouveau président et son vice-président va conduire la fédération à une nouvelle suspension. Outre ce désordre, la gestion de certaines subventions par les responsables camerounais est également en cause. Conséquence, le rugby est au poids mort. A la fédération camerounaise de volley-ball, c’est visiblement aussi un problème d’hommes puisque le président et un de ses vice-présidents sont à couteaux tirés. Au point où deux assemblées générales convoquées ont été annulées en moins de trois mois. S’il ne s’agit pas de généraliser, le mouvement sportif camerounais n’est pas épargné, que ce soit en lutte, en baseball et softball, haltérophilie, powerlifting, badminton ou encore judo. Des batailles qui ne sont pas sans conséquences sur les sportifs, principaux concernés.

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Au milieu de cette situation, le rôle de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) est de plus en plus interrogé. Tout comme celui du ministère des Sports et de l’Education physique qui est parfois intervenu, de près ou de loin, dans les fédérations. L’existence de l’instance du CNOSC, qui répond aux exigences du Comité international olympique, a en tout cas pris tout son sens avec ces différents conflits. Et ses décisions ont souvent été l’objet de plusieurs récriminations. Normal que les perdants se plaignent, direz-vous. Dans tous les cas, on peut clairement s’inquiéter sur une situation qui n’est pas pour arranger le sport camerounais. Pourtant, on a des raisons d’espérer si on s’en tient par exemple à la situation de la Fédération camerounaise de cyclisme. Si on ne peut affirmer qu’il n’existe plus de plaintes de ce côté-là, on peut tout de même reconnaître qu’elle a su mettre de l’ordre dans ses affaires après deux ans de conflit. Vivement que l’intérêt général et surtout du sport prenne le pas sur l’égoïsme des uns et des autres.

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