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Togo | Le Président Faure Gnassingbé aperçu dans un hôpital à Turin en Italie

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L’information fait la UNE du journal « Le Rendez-vous » depuis ce jeudi. Faure Gnassingbé a quitté les radars, il vient d’être localisé dans un hôpital Italien, a titré le journal, revenant sur les rumeurs qui courent sur l’état de santé du prince, tout comme en 2012. Selon le journal, « le Togo serait encore à la porte d’une « catastrophe nationale ». Contrairement à ce que racontent les chantres du pouvoir RPT/UNIR, le Rendez-vous nous apprend que Faure Gnassingbé serait évacué à Turin et sa santé serait en train de résister à une dissimulation présidentielle.

“Ils agonisent en toute virilité, c’est le propre des dirigeants africains. Mieux, de ceux qui nourrissent l’intention de garder le pouvoir autant que faire se peut. Le tabou le mieux gardé dans le temple de la République togolaise est, et restera encore, peut-être pour longtemps, la santé du chef de l’Etat. Ce n’est pas une invention de monsieur Faure Gnassingbé, c’est en cela qu’il est excusable. Mais quel risque courent les Togolais devant un possible “bis repetita” ? « Chat échaudé craint l’eau froide », la succession controversée de feu Eyadema véhicule assez d’enseignements pour que tout Togolais, soucieux de la stabilité de son pays, soit regardant sur la santé du premier magistrat.

Même si l’on préfère tout nier en bloc, pour une race affublée du ronflant titre de journaliste que nous trainons, il y a de quoi s’autoriser une certaine analyse, si osée soit-elle, dans le jardin médicale de ceux qui dirigent. Eyadema Gnassingbé, grâce à la magie de la médecine, savait depuis 2003, de sources très informées, qu’il n’avait, au plus, que trois ans à égrener. Il s’en est allé en 2005, plus tôt que prévu. Peut-être, nous dira-on, qu’il ne s’est pas éclipsé du fait d’une difficulté clinique signalée. Après lui, la succession a été tellement mouvementée qu’elle a coûté au moins 500 morts au pays. C’est d’ailleurs à juste titre que le Premier Ministre d’alors, Koffi Sama, annonçant larmoyant la triste nouvelle, a parlé de « catastrophe nationale ».

‘‘Grâce’’ à cette « catastrophe », un des nombreux princes dirige actuellement le pays. Mais depuis un temps, lui aussi affiche un état de santé qui s’invite au débat. Annoncé à Turin, les plus alarmistes lui disent dans un état tel qu’il ne pourra plus diriger. Nous ne pouvons pas dire quel est le degré de gravité, mais l’inquiétude est réelle. Que vaut un débat de plus en plus présent sur la santé d’un président de la république dans un pays économiquement à genou, politiquement en crise et socialement sur une poudrière ?”, a développé le Rendez-vous, faisans le lien entre le destin du père et celui du fils.

En effet, malgré les propos de Feu Général Président, Gnassingbé Eyadema qui n’aurait jamais été malade lorsqu’il était à la tête du patrimoine de son clan, “le Togo”, et aussi ses nombreuses fausses alertes de mort, la mort a fini par avoir raison de lui le 05 Février 2005, alors que son image était encore présente sur les écran de la télévision nationale, et aussi ses photos à la UNE des journaux qui revenaient en boucle sur la célébration de la fête du 13 Janvier 2005. Il y avait seulement quelques jours, les Togolais l’avaient aperçu lors du défilé militaire et civil qui avait marqué la célébration.

Aujourd’hui, cette scène semble se répétée avec son fils qui lui aussi dribble par mille moyens, le peuple, quant à ce qui concerne son réel état de santé. Si en 2012, Faure Gnassingbé a eu droit de ce que d’aucun on appelé « retour triomphal », cette année, le RPT/UNIR semble manquer de mots pour expliquer au peuple togolais les raisons qui sous-tendent cette invisibilité de Faure Gnassingbé sur le territoire et l’absence de ses images récentes sur les écrans de la télévision nationale. Selon le journal, la problématique de la santé des dirigeants est devenue une triste réalité partagée entre les peuples. Ce qui pousse le journal à conclure qu’il s’agit d’un vice propre aux présidents africains.

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« Faure Gnassingbé n’est pas le premier et ne serait pas le dernier chef d’Etat à exceller dans l’art des dissimulations présidentielles sur sa santé, loin s’en faut. Dans la gestion des hommes, « quand vous ne parlez pas, on parle à votre place ». Ainsi, aux environnements à fort taux de dissimulations, un fort taux de rumeurs. Dans certains cas, la rumeur accouche de la clameur. Jusqu’à un passé récent, même les grandes démocraties ne pouvaient s’en passer. Franklin D. Roosevelt, un des plus brillants chefs que les USA aient connue, est parvenue, pendant longtemps, à dissimuler sa paralysie aux Américains, le monsieur souffrait en réalité d’une poliomyélite, mais jamais personne ne l’a su.

Les médias français, si fouineurs soient-ils, ont gardé un silence éloquent sur la santé de Georges Pompidou malgré son visage boursoufflé par les traitements. Ils sont encore nombreux de nos jours sous les tropiques qui trainent des visages hagards souvent trahis par l’accumulation de drogues psychotropes qu’ils ingurgitent pour supporter les douleurs liées aux mille et une maladies qui refusent de rester derrière les rideaux. Tout près de nous, feu John Atta Mills, une crise cardiaque a eu raison du professeur, très simple à dire. Mais en réalité, elle est la conséquence prévisible d’un lointain cancer qui ne l’a pas empêché de se faire désigner candidat de son parti pour la présidentielle. Voici un continent malade dont les responsables se portent comme des « ponts neufs », jusqu’à leur mort. Que comprendre de cette heureuse conjugaison en panne de logique ?

Le risque d’exposer les pays aux coups d’états militaires, aux crises constitutionnelles et politiques. Belle réponse, sauf que la raison peut être autant fondée que suicidaire pour une république civilisée. A côté des exemples des grandes traditions démocratiques, d’autres réalités foisonnent dans les Etats en mal de gouvernance. Ironie, comme pour se moquer des peuples africains, cinq ans avant sa mort, Lansana Conté de la Guinée Conakry se portait tellement bien que durant la présidentielle de 2003, il a raflé avec 95,9% des suffrages exprimés. Tenez-vous bien, l’urne a dû être déplacée jusqu’à la voiture présidentielle pour qu’il accomplisse son devoir de ‘‘premier citoyen’’. Les chefs d’Etat, surtout quand ils ont des agendas d’une certaine longévité, ne tombent jamais malades, c’est un mystère médical propre à eux. Ils savent que ceux qui ont voulu faire l’exception en ont eu pour leur entêtement.

Toute la planète a été témoin de comment Mobutu s’est enfuit du Congo en laissant son palais de Gbadolite jonché de couches-culottes. Il ne faisait pas mystère, du moins à un moment donné, d’un mal qui devait l’emporter même sans Laurent Désiré Kabila et sa rébellion. La santé des chefs reste, en Afrique subsaharienne, l’ultime tabou. Ce n’est pas le Togo qui va déroger à la règle. Seulement, les Togolais ont un devoir républicain d’ouvrir un débat sur ce qui peut porter les germes d’une récente « catastrophe » dont les plaies sont encore béantes. De sources proches de la lettre du continent, on peut lire en exclusif : « Togo, sorti des écrans radars depuis 10 jours, Faure Gnassingbé serait hospitalisé à Turin. Son investiture du 27-06-2015 a été reporté ». La lettre du continent, est généralement bien informée avec des bons amis auprès des dictateurs », a écrit le confrère, comme pour démontrer l’obsession du pouvoir de ces personnes qui s’accroche jusqu’à leur dernier souffle.

De tout ce qui précède, il convient de relever la principale raison qui pousse ces dinosaures à pousser sur le contient comme de véritable champignons. Après analyse, on comprend clairement que cette histoire de longévité au pouvoir résulte de la mauvaise gestion dont font preuve ces chefs d’Etats Africains, qui violent hyperdument les droits de l’homme, tuent le peuple, pillent les ressources des pays, marchent sur les lois de la République et manipulent, sodomisent et tripatouillent les constitutions.

Ce qui veut dire que c’est la peur de se voir trainer devant des tribunaux pour répondre des malversations financières et la violation flagrante des droits de l’homme qui constitue l’une des raisons qui motivent cette longévité au pouvoir.

Il convient alors que les peuples prennent conscience de ces réalités et évitent de se laisser entrainer dans des accointances politiques qui encouragent ces assoiffés à s’éterniser au pouvoir.

infosdaccra.com

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