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Terrorisme: Les parents de la présumée kamikaze de l’attentat du 25 juillet à Maroua aux arrêts

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Leur exploitation pourra permettre aux forces de l’ordre de redessiner le profil des kamikazes et éviter d’éventuels autres attentats. Selon le journal L’œil du Sahel dans son édition du lundi 3 Août 2015, la jeune fille âgée de 12 ans qui s’est fait exploser au quartier Pont Vert le samedi 25 juillet dernier s’appelait Maïmouna. Son père, Ali Alhadji Moussa, et sa mère, Aïssatou Haman Djam ont été arrêtés le lendemain de l’attentat et sont toujours détenus à la brigade de gendarmerie de Maroua.

Les deux parents de Maïmouna ont été interpellés avec le maître coranique de la présumée kamikaze, Hamidou Zakariao, ainsi que deux de ses camarades. Elève à l’école publique du Pont Vert, son directeur a aussi été interrogé par les fins limiers avant d’être relâché. Seul son frère, Soufiane, âgé de 15 ans n’a pas été inquiété pour le moment, relate le journal.

Soufiance a confié dans les colonnes de l’œil du Sahel qu’il habite désormais chez les voisins parce qu’il n’y a plus personne dans leur concession familiale. « Des hommes en tenue sont venu arrêter ma mère et mon père le 26 juillet 2015, vers 10 heures (…) je ne sais pas ce qu’on reproche à mes parents », a-t-il expliqué.

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Le jeune garçon se souvient de ce samedi où 22 personnes ont perdu la vie à la suite d’une explosion. Sa petite sœur avait demandé 100 f CFA à leur père pour aller acheter du maïs et elle n’est plus revenue vivante. « Honnêtement, je suis dépassé. Au lieu que les gens viennent consoler mes parents, ils viennent les arrêter. Je leur ai rendu visite à la bridage le 1er Août 2015. Ils vont bien, mais mon père est très abattu », a confié l’adolescent au journal.

Selon l’œil du Sahel, l’enquête ouverte pourrait aussi disculper la principale mise en cause, qui pourrait alors apparaître comme une victime. Des analyses scientifiques poussées des indices collectés sur les lieux de l’explosion vont nul doute renseigner les enquêteurs sur son le rôle joué dans cet attentat. « Toutefois, dans l’hypothèse où les charges contre la présumée kamikaze venaient à s’effondrer, l’enquête serait à nouveau totalement relancée sur le deuxième attentat qu’a connu la ville de Maroua. Il s’agira une nouvelle fois, de déterminer s’il s’agit d’un attentat causé par l’explosion d’un objet piégé ou actionné à distance, ou d’un attentat-suicide », conclut l’œil du Sahel.

Onana N. Aaron

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