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Terrorisme: Cinq femmes enlevées dans un champ d’oignons à Tolkomari

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Le rapt est attribué aux combattants de Boko Haram qui auraient traversé la frontière et se seraient réfugiés au Nigéria. Cinq femmes, qui s’activaient dans un champ dans la localité camerounaise de Tolkomari (Extrême-Nord), ont été enlevées mardi 2 février après-midi par des membres présumés de la secte islamiste Boko Haram. De source médiatique, l’on apprend que les ravisseurs ont entraîné leurs captives en territoire nigérian situé tout proche. La secte Boko Haram a pris l’habitude de retourner ses victimes, essentiellement des femmes, et en faire des bombes humaines.  

Dans son édition de mardi 2 février 2016, le quotidien à capitaux privés, Le Jour, rapporte le témoignage d’une jeune captive destinée à servir de bombe humaine. Après avoir feint d’être malade, elle a réussi à semer les terroristes avant d’être retrouvée dans la brousse de la localité de Kerawa par des membres d’un comité de vigilance, apprend-on.
Originaire de cette petite ville, elle a raconté être partie depuis des mois rejoindre son époux à Goche au Nigéria. Sur place, elle a su que son homme est un des stratèges de Boko Haram. Entourée d’une centaine d’autres candidats au suicide, celle qui se fait appeler Kaka a affirmé avoir participé à la projection d’attentats-kamikazes à Mozogo, à Achigachia et à Kolofata. Partie de Goche avec une congénère, la jeune dame et l’autre kamikaze, déposées au cœur de la nuit dans un coin discret par ses maîtres, a ensuite feint d’être malade avant d’être abandonnée sur place, les personnes malades étant, selon la doctrine intégriste, impropres au suicide considéré comme «un acte saint».
Ayant également réussi à dissuader sa camarade dans cette aventure suicidaire, Kaka et l’autre repentie, selon Le Jour, ont livré des noms de commerçants de la ville camerounaise de Mora. Sous le couvert du commerce, ils donnaient des renseignements à Boko Haram et l’approvisionnait en vivres et carburant, a-t-on appris. Les deux jeunes filles seraient actuellement entre les mains des militaires de la Force multinationale mixte, pour exploitation.

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