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Insécurité : Les malfrats terrorisent les populations à Douala

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Commerces et domiciles cambriolés, des agressions à l’arme blanche et des braquages se multiplient. À Bonapriso, des scènes d’agressions se répètent. Le 27 septembre 2016, une commerçante est délestée de sa sacoche devant son commerce vers 20 h. La jeune dame qui traversait la route avec des boissons est ralentie par un conducteur de moto. Ce dernier accélère brusquement, se retrouve devant la «victime», lui arrache son sac contenant sa recette journalière et s’en va.

Malgré les cris et l’alerte donnée, ce bandit a réussi à s’évaporer dans la nature. Le lendemain, 28 septembre, un commerce situé non loin est cambriolé. Des marchandises, des numéraires et des appareils électroniques emportés par des inconnus. Approché, le propriétaire du commerce n’a souhaité faire aucun commentaire. Il s’active à faire l’inventaire des objets volés. Inquiètes, les populations envisagent la mise sur pied des comités de vigilance. Si à Bonapriso, elles hésitent, au lieu-dit carrefour Kapawa, un comité de vigilance existe depuis août 2016.

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C’est précisément à cette période que de nombreuses agressions à l’arme blanche et des braquages ont été enregistrés dans ce quartier. Un restaurateur de retour d’une virée nocturne est poignardé par des inconnus qui vont par la suite le dépouiller. Il n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention d’un vigile qui l’a conduit dans un centre de santé situé dans les environs. Dans ce même quartier, le complexe Zena a été cambriolé à plusieurs reprises. Numéraires et objets de valeurs emportés. Ces derniers mois, l’insécurité a pris de l’ampleur à Douala. De nombreux domiciles sont vidés de leurs contenus. Appareils électroménagers et bouteilles de gaz sont emportés.

Deux semaines plutôt, non loin de la chefferie de Babylone au quartier Nganguè, le propriétaire d’un débit de boisson a été agressé par des inconnus armés. La scène s’est déroulée en face d’un atelier de couture, aux alentours de 13h. Un des malfrats posté à l’extérieur a tenu en respect le témoin. Les braqueurs ont dépouillé le gérant, rejoint leur complice à bord d’une moto garée tout près et pris la fuite.

C’est en empruntant cet engin que le témoin va pousser des cris de détresse. Au quartier Bonadibong, le même scénario est observé. Des inconnus dépouillent des citoyens et s’en vont sans être inquiétés. Le plus triste, c’est que ces mêmes brigands reviennent parfois aux mêmes endroits commettre des forfaits. Les populations sont terrorisées.

 

Aristide Ekambi

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