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Téléphonie mobile : Ce que la 3G a changé

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Au commencement était Nexttel. Le troisième opérateur sur le marché de la téléphonie mobile au Cameroun a bénéficié de l’exclusivité de la technologie 3G pendant une année entière. Puis, sont arrivés MTN et Orange, occupant respectivement la première et la deuxième places en termes de parts de marché dans ce secteur.

C’était le 11 mars 2015 pour MTN Cameroon et le 13 mars 2015 pour Orange Cameroon. Les nouvelles licences acquises par ces deux opérateurs leur donnaient alors l’autorisation de rejoindre leur concurrent dans l’exploitation de la technologie 3G et 3G+. Compteurs à zéro donc, depuis mars dernier. Tous les opérateurs disposent désormais des mêmes arguments : la 3G.

L’avènement de la technologie 3G dans le secteur de la téléphonie mobile a été présenté comme un saut qualificatif. « Chaque nouvelle génération s’apprécie en fonction de la quantité de données qu’on peut transmettre ou recevoir par unité de temps », expliquait alors un expert en télécommunications. Ainsi, le passage de la 2G à la 3G a surtout été présenté aux abonnés comme synonyme de rapidité dans l’accès à la connexion Internet (surtout mobile), la fluidité dans les appels téléphoniques (moins de brouillage de réseau) et la fourniture de services innovants (développements de nouvelles applications mobiles). Pour ce dernier aspect, les abonnés attendent de la 3G, de pouvoir consulter les pharmacies de garde sur leur téléphone, suivre une consultation médicale à distance et bien d’autres services encore offerts grâce à des applications spécifiques.

Trois mois plus tard que sont devenues les promesses de la 3G ? Les abonnés de la téléphonie mobile réussissent-ils à joindre leurs contacts sans désagréments ? La connexion Internet sur mobile est-elle aussi rapide que prévu ? Et les applications mobiles ? Difficile d’avoir des réponses unanimes sur ces questions. Chaque abonné interrogé y va de son expérience, avant et après l’annonce du passage à la 3G. Pour certains, la magie a opéré. Pour d’autres, rien n’a changé. Et il y a aussi cette autre partie de l’opinion qui découvre le « prix fort » à payer pour s’offrir le luxe d’une connexion haut débit.

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Sauf que, ce qui n’a pas été beaucoup expliqué, c’est que l’accès aux avantages de la 3G a un coût pour le demandeur qui doit avoir le support (portable) qui va avec. Du coup, la vente des téléphones portables réceptifs à cette technologie ont connu un boom. Tout comme l’activité de téléchargement de vidéos (musique, films). Parce que même à l’ère de la 3G, on peut continuer à se limiter aux appels et Sms si son téléphone n’est pas adapté ou si l’on ne paye pas les droits d’accès. Ce que l’abonné devrait espérer, c’est que la bataille commerciale autour des offres de services à valeur ajoutée s’accompagne d’une baisse substantielle des tarifs, abordables pour tous.

Du côté du régulateur du secteur des télécommunications, les plaintes des abonnés continuent d’affluer. L’Agence a d’ailleurs convoqué les trois opérateurs (Orange, MTN, Nexttel) le 17 avril dernier, pour examiner les mesures urgentes prises par ces derniers pour mettre un terme aux désagréments subis par les abonnés. A l’issue de cette réunion, le régulateur avait, entre autres, recommandé aux opérateurs d’effectuer des tests en heures creuses, de privilégier le partage des infrastructures par l’utilisation du Backbone en fibre optique de Camtel et de pourvoir chaque site en une source d’énergie de secours.

Du côté des opérateurs, la mise en place de l’infrastructure qui permettrait de déployer la technologie se poursuit. MTN notamment annonçait en mars dernier, que la 3G serait disponible dans 16 villes dès la première année d’exploitation de sa nouvelle licence avec des investissements de 4 000 milliards de F sur la durée d’exploitation qui est de 15 ans. Pour le leader du marché de la téléphonie mobile au Cameroun (Cf. Top 500 des meilleures entreprises africaines en 2015 par Jeune Afrique), les projections jusqu’en 2018 en termes de couverture réseau 3G sont fixés à 75% de la population du pays. Le déploiement des infrastructures se poursuit. En attendant, les abonnés surfent déjà sur la 3G et les premières critiques sont à lire dans ce dossier.

 

 

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