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Relance de l’investissement: Et si la succession du Chef de l’Etat Paul Biya était le problème

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Bien qu’étant une terre d’attractivités, le journal Mutations fait le constat selon lequel, les investisseurs ne se bousculent pas aux portes du Cameroun. Voici les regards croisés de Babissakana, Essomba Bengono et Célestin Bedzigui sur cette question.

Il y’a de cela une semaine, la ville de Yaoundé abritait une conférence économique internationale. Quelques jours après la tenue de cet évènement organisé sous le thème «investir au Cameroun, terre d’attractivités», d’aucuns semblent penser que les retombées sont moindres. «Bien qu’étant une terre d’attractivités», les investisseurs ne courent pas, ou, disons, n’ont pas couru «aux portes du Cameroun». Pour certains la faute reviendrait  «à l’illisibilité» de la succession de Paul Biya.

Le quotidien Mutations édition du 24 mai dernier rapporte les propos du Président de la République, à la cérémonie d’ouverture de la conférence. «Le Cameroun est un havre de paix, un État de droit, un pays de libertés. Ses institutions sont stables, fonctionnelles et harmonieuses. Elles savent s’adapter aux évolutions de la société pour garantir en tout temps, la paix sociale, la sécurité des personnes et des biens, et la stabilité politique du pays», déclarait-il.

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Pour des experts des questions financières, ces propos ne correspondent pas à la réalité. «Le risque pays du Cameroun est très élevé. Le pays est noté B, ce qui signifie que l’investisseur potentiel sur le long terme a besoin de la caution de l’État. Or, il se trouve que l’horizon politique du Cameroun n’est pas clair», explique Babissakana, l’ingénieur financier. Il ajoute par ailleurs  «le risque est important parce qu’il n’y a pas de lisibilité sur la succession du Chef de l’État qui a un certain âge. Qu’il soit candidat à sa propre succession ou pas».

Un point de vue que partage Célestin Bedzigui Directeur Général de Global Rating Services Inc. «Pour les États africains aujourd’hui, c’est la perception du leadership du pays qui est le facteur dominant. Dans le cas du Cameroun, le schéma de succession du Chef de l’État n’est pas clair et constitue un grand risque pour les investisseurs».

Liliane J. Ndangue

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