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Soupconné de collusion avec Boko Haram un policier sous les verrous

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Le gardien de la paix principal ( policier ), Alhadji Ibrahim, a été interpellé par les éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) à Mora, le 23 décembre 2014.

Le policier a été conduit immédiatement après son interpellation à Maroua d’où il a embarqué dans un avion militaire à l’aéroport international de Maroua-Salak à destination de la capitale politique, Yaoundé. Où, selon plusieurs sources, il est depuis lors pris en charge par les limiers de la direction générale de la Recherche extérieure (Dgre).

De lourds soupçons pèsent en effet sur le policier quant à ses rapports avec la secte islamiste Boko Haram qui sème la terreur parmi les populations. Et ce n’est pas le luxe qu’il affichait, sans rapport avec son travail, qui lui ôterait ces accusations de collusion. «Il a un parc automobile très fourni. L’on sait à présent d’où tout cela provenait », explique Mahama, un habitant de Mora. Alhadji Ibrahim, policier mais aussi connu dans la ville de Mora comme le rejeton d’une toute puissante présidente Ofrdpc d’une des sections du Mayo- Sava, a été interpellé en compagnie d’un dénommé Ousmane, mécanicien dont le garage est situé non loin de l’école maternelle de Mora. «Il faisait aussi office de chauffeur au policier et c’est ensemble qu’ils travaillaient au profit de la secte», croit savoir une source introduite.

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A la délégation régionale de la Sûreté nationale de l’Extrême Nord, l’on affirme que le policier avait été muté il y a plusieurs mois au commissariat spécial de Maroua 3e, mais qu’il n’avait pas encore, sous divers prétextes, rejoint.

«Il a dit à ses chefs qu’il était malade et préférait rester à Mora alors même qu’il avait besoin de se faire dialyser et que ce n’est pas à Mora qu’il aurait pu bénéficier de ces soins, mais plutôt à Maroua. Il y a une légèreté coupable de la hiérarchie à ce niveau et cela s’explique par le bakchich qu’il distribuait ici et là pour se couvrir», explique un commissaire de police à Maroua.

Depuis plusieurs mois, les fins limiers de la police et de l’armée ont lancé une vague d’arrestations dans les milieux des personnes suspectées d’être de mèche avec la secte islamiste. C’est dans ce cadre que de nombreuses personnes ont été à ce jour interpellées, dont le frère du sulfureux homme d’affaires Abdallah, l’un des négociateurs de la libération des otages. le nommé Abdoulaye, fils du député Abba Malla et principal négociateur dans les libérations d’otages, avait été lui aussi arrêté le 28 novembre 2014 en compagnie d’un certain Abba Ndjidda.

via Abdoulaye Oumaté

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