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Lettre à À Antonio Guterres, nouveau sécrétaire général de l’Onu ,sur la situation des prisonniers politique

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Monsieur le Secrétaire Général, Au moment où vous êtes sur le point d’être porté à la tête du secrétariat général de l’ONU, nous tenons à attirer votre attention sur la situation de certains Camerounais incarcérés au Cameroun par le fait du prince et reconnus comme prisonnier politique par l’organisation de la société civile basée en France, Le Comité de libération des prisonniers politiques (CL2P).

Monsieur le Secrétaire Général,

En tant que membre de l’ONU, le Cameroun a souscrit à la Déclaration universelle des droits de l’homme adopté le 10 décembre 1948. Cette Déclaration dispose en son article article 9 que « Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé».

L’article 10 de cet instrument juridique prévoit que «toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial… »

L’article 11 alinea 1 quant à lui dispose que «Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées».

Or il se trouve que des citoyens camerounais, au nom de la salutaire lutte contre Boko Haram ou contre les détournements de fonds publics se retrouvent en prison en violations des dispositions citées plus haut. Il s’agit, pour ce qui est de la lutte contre les détournements de Marafa Hamidou Yaya, Polycarpe Abah Abah, Jean Marie Atangana Mebara, Urbain Olanguena Awono, Zacchaeus Forjindam, Iya Mohamed, Yves Michel Fotso. À cette liste, on ajouterait Dieudonné Ambassa Zang, exilé politique en France.Il s’agit là d’anciens hauts commis de l’État du Cameroun.

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S’agissant de la lutte contre Boko Haram, il s’agit de Me Abdoulaye Harrissou et d’Aboubakary Sidiki. Ces derniers croupissent en prison pour «atteinte à la sûreté de l’Etat» depuis deux (02) ans sans jugement. Les juges militaires en charge de connaître de leur affaire sont soupçonnés d’être proche des accusateurs.

Ceux accusés de corruption sont arbitrairement détenus sans la moindre preuve de détournements de deniers publics. Ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison par des tribunaux aux ordres de la Présidence du Cameroun, et sur la base d’accusations de détournement montées de toutes pièces.
Tous ces prisonniers politiques sont soit des victimes d’un puissant lobby tribalo-familial au Cameroun qui voudrait conserver le pouvoir après Paul Biya, soit les victimes collatérales de cette sourde bataille de clans pour la succession du dictateur camerounais, que les proches parents veulent restreindre à son carré d’intimes.

Monsieur le Secrétaire général,

Compte tenu de ce que les Nations Unies sont le sanctuaire par excellence des droits de l’homme, nous vous invitons à attirer l’attention de M. Paul Biya sur les engagements pris par le Cameroun de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme. Conformément aux dispositions sus évoquées, M. Biya devra veiller à ce que ces personnes soit jugées sur la base d’infractions claires et précises, dans le respect de tous leurs droits fondamentaux, ou alors qu’elles soient relaxées purement et simplement.

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de notre déférence la plus inextinguible.

CL2p

 

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