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Service minimum dans les Hôpitaux publics Camerounais

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Les personnels médico-sanitaires réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail depuis lundi. Les hôpitaux de la capitale fonctionnent depuis lundi au service minimum suite à un mouvement d’humeur de certains de leurs personnels. Les personnels médico-sanitaires et des entreprises du secteur de la santé comptent bien se faire entendre à travers ce mouvement d’humeur.

A l’entrée principale de l’Hôpital central de Yaoundé, une vingtaine de personnes en blouse blanche, sont postées avec des pancartes posées à même le sol. Les nombreux messages indiquent aux usagers que les manifestants réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « Nous voulons le reversement de tous les contractuels à la Fonction publique », « Exploitation abusive du personnel de la santé » ou encore « Primes à tout le personnel soignant », etc.

Il s’agit au total de 16 revendications relatives notamment à « la distribution discriminatoire des primes et autres quotes-parts. Nous exigeons que les primes et autres avantages liés au travail soient distribués à tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux publics. De même, nous réclamons la prise en charge des personnels et de leur famille nucléaire », soutient Sylvain Nga Onana, président du Syndicat national des personnels des établissements /Entreprises du secteur de la santé du Cameroun (Cap/Santé).

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Il est aussi question que « nos salaires soient reversés à la Fonction publique afin d’avoir un salaire décent qui puisse nous permettre de nourrir nos familles. Nous réclamons un reclassement des personnels médico-sanitaires qui travaillent depuis 18 à 20 ans avec un salaire de 30 000 et 40 000 F. Nous ne voulons pas être exploités dans notre pays », avance Prospère Ekassi, infirmier contractuel et membre du Syndicat national des personnels médico-sanitaires du Cameroun (Synpems).

Au demeurant, le Pr. Pierre Joseph Fouda, directeur de l’Hôpital central de Yaoundé, a déclaré qu’ « un certain nombre de points ont été  relevés et sont sur la table des négociations au ministère de la Santé publique. L’Hôpital central fait partie des institutions conviées à cette négociation. La tutelle est consciente et a toujours pris à bras le corps le problème. Une réunion y relative aura lieu demain (aujourd’hui, Ndlr) avec les syndicats et les responsables du ministère de la Santé publique ainsi que d’autres ministères qui sont impliqués dans la gestion des différents points ».

Assiatou NGAPOUT M

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