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Sept camions braqués par des coupeurs de route

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Le 26 mai 2015 au matin, sept camions qui revenaient du marché 5 de Habaga sont tombés dans une embuscade tendue par les coupeurs de route au niveau du village Yanli, sis à 37 kilomètres de Toubouro. «Les sept camions qui revenaient du marché de Habaga avaient, chacun à bord, une trentaine de personnes environ qui ont été entièrement dépouillées», raconte un témoin.

Il ajoute que ces coupeurs de route, au nombre de 15, dont deux femmes, étaient visiblement des Anti- Balaka, les miliciens centrafricains particulièrement actifs ces derniers temps dans la région. En tout cas, dans leur menée, les quinze malfrats s’en sont tirés avec pas moins de trente millions de francs CFA. Un «acheteur de boeufs» s’est vu, à  lui tout seul, délester d’une somme de dix millions de Fcfa.

Le butin en poche, les quinze coupeurs de route ont pris la clé des champs, heureusement sans causer des pertes humaines, comme il est désormais de coutume lors de leurs attaques. On se souvient que dans la nuit du 19 au 20 mai 2015, un homme et son épouse ont été tués par des coupeurs de route. Moussa Medeke, 33 ans, et son épouse Demada, 18 ans, qui menaient une vie paisible à Gazawa, un autre village de l’arrondissement de Touboro, avaient été pris pour cibles par des bandits dans des circonstances non encore élucidées jusqu’à  ce jour.

Par ailleurs, le 26 mai 2015, sur l’axe Ngaoundéré-Touboro,long de 23km, des voitures d’agences de voyages et des camions ont été stoppés au niveau du poste de péage de Ngouni, à 20 Kilomètres de Touboro, par des coupeurs de route. Une quinzaine de millions emportés. «Il ne se passe plus un jour sans que les coupeurs de route ne fassent parler d’eux. Le banditisme des anti-Balaka va bientôt générer une insécurité importante en entravant la liberté de circulation des biens et des personnes, essentielle pour la survie économique et sociale des populations qui se retrouvent impuissantes et comme prises en otage. Les coupeurs de route s’attaquent essentiellement aux voitures et aux taxis pour piller les passagers, et aux camions de transport pour s’approprier leurs marchandises.

Le problème, c’est que toutes ces attaques ont toujours lieu sans que les forces de l’ordre n’interviennent», se plaint un riverain. Pour ce dernier, le regain de vitalité des coupeurs de route dans le Mayo-Rey, est dû au démantèlement des détachements du Bataillon d’intervention rapide dont les soldats sont désormais majoritairement occupés sur le front de la lutte contre Boko Haram.

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DOUWOURÉ OUSMANE

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