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Issa Tchiroma Bakary: « L’Opération Epervier n’est nullement une manœuvre d’épuration politique »

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Le Ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement veut recentrer le débat autour de l’Opération Epervier. Issa Tchiroma Bakary était face à la presse nationale et internationale jeudi 10 mars après-midi. Cette sortie du ministre de la Communication avait pour but d’éclairer les uns et les autres sur les procédures judiciaires visant certaines personnalités de premier plan, qu’il s’agisse de hauts commis de l’État ou de personnalités du monde des affaires, dans le cadre de la lutte menée par le Chef de l’État contre la corruption et les atteintes à la fortune publique, baptisée Opération Epervier.

Pour Issa Tchiroma Bakary, «la seule chose qu’il faille véritablement retenir, c’est qu’il est demandé le plus légitimement du monde aux uns et aux autres, de répondre de la gestion des deniers publics qui leur sont confiés pour l’exécution des tâches et des missions précises visant la satisfaction de l’intérêt général». Le ministre de la Communication (MINCOM) a redit qu’il ne s’agit aucunement d’une «persécution politique», car la compétition politique est libre et les règles de cette compétition connues de tous.

«Des concurrents politiques, le Président Paul BIYA en a toujours eu, et ceci à profusion; la preuve d’ailleurs de la vitalité et de la consolidation de la démocratie et de l’État de droit dans notre pays. En témoigne, à simple titre d’illustration, le nombre de candidats qui se sont présentés tous contre lui à la dernière élection présidentielle en 2011. Ils étaient 23 au total, pour être exact, dont certains venaient de quitter les rangs de son propre parti politique, mais siégeaient encore sous l’étiquette de ce même parti en qualité d’élus du peuple», a-t-il dit.

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S’agissant des cas de procédures déjà traitées ou en cours de traitement auprès des juridictions compétentes pour des faits majeurs de détournements de deniers publics, Issa Tchiroma Bakary indique qu’ «il n’a, jusqu’à l’heure actuelle, jamais été possible de relever le moindre indice d’assimilation ou même seulement de rapprochement avec de supposés projets politiques nourris par les mis en cause ou les personnes condamnées. Et même pour des procédures encore pendantes qui, semble-t-il, font actuellement piaffer d’impatience certaines personnes concernées ainsi que leurs affidés, il est toujours possible de faire cette même démonstration du fait que justice et politique sont ici loin de se mêler; que les reproches ou soupçons qui pèsent sur les mis en cause n’ont rien de politique et qu’ils ne tiennent qu’à l’impératif de protection de la fortune publique».

Dans un document rendu public mercredi 9 mars 2016, le Tribunal Criminel Spécial, commis pour juger des faits majeurs de détournements de deniers publics, indique avoir recouvré au 30 novembre 2015, une somme de 3,2 milliards de F CFA (3.255.409.576 F CFA dans le détail), représentant la restitution du corps du délit.

Onana N. Aaron 

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