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Sécurité routière: Robert Nkili prescrit de nouvelles mesures

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Désormais, les passagers et leurs bagages feront l’objet d’une fouille systématique lors des voyages dans les axes routiers. Pendant la période des fêtes de fin d’année, le gouvernement a déployé, dans tous les grands axes routiers, des contrôles mixtes de la gendarmerie et de la police, afin de limiter les accidents de la circulation.

Aujourd’hui, les nouvelles dispositions que préconise Robert Nkili, ministre des Transports, ne visent pas à réduire le taux de morbidité dû aux accidents, mais à sécuriser les personnes et les biens avant tout embarquement. C’est l’un des axes principaux des défis sécuritaires. Il a été constaté que le transit des armes et autres objets interdits se fait à travers les transports.

«Nous sommes dans une situation de guerre, nous devons contrôler tout ce qu’il y a dans un véhicule. Nous allons travailler avec la gendarmerie et la police pour identifier tout passager qui est dans le car. S’il y a des bagages, il vaut mieux les fouiller tous. Une vérification de qui va à l’agence et de qui veut prendre le car s’impose. Il ne faut pas prendre les gens à mi-parcours. Je vais prendre un acte pour interdire le ramassage», a précisé Robert Nkili, lors de la conférence annuelle des responsables du ministère des Transports tenue le 21 janvier dernier. Outre les usagers, certains responsables d’agences ne savent pas encore que de nouvelles résolutions concernant les transports en commun ont été prises par le patron des transports. Dans ces agences, les habitudes restent les mêmes.

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Les usagers et les transporteurs, face à cette nouvelle reforme, ont des approches divergentes. Dans une agence de voyage à Mvan, un quartier de Yaoundé, le révérend Pierre Oumarou affirme que «cette action arrive à point nommé. Les fouilles sont une très bonne chose et après cette fouille, on est heureux de savoir que les autres passagers ne représentent pas un danger pour soi. Surtout avec tout ce qui se passe en ce moment au pays». Non loin de ce dernier, Véronique Dimité Ekwalla, un peu sceptique. Elle craint que de telles mesures puissent porter atteinte à l’intimité de certaines personnes. Pour les responsables d’agence, c’est un nouveau casse-tête de plus dans leur activité. «Nous avons mis sur pied un système d’étiquetage des bagages il y a longtemps. Mais, nous avons eu affaire à des passagers véreux qui retiraient par exemple un sac sur les trois qu’ils avaient enregistré. Alors qu’un seul ne valait que 300 Fcfa comme frais de transport, nous avons dû payer à maintes reprises des sommes allant au-delà de 200.000 Fcfa», explique un responsable d’agence.

Police spéciale

Dans certaines compagnies, cette mesure est entrée en application bien avant. Selon une source à la Camrail, « la prise en charge des bagages obéit à deux systèmes. Le premier, l’étiquetage, concerne les bagages qui respectent la franchise qui est de 50 Kilogramme. L’étiquette porte toutes les informations du propriétaire. Une fois les bagages enregistrés, on vous remet un talon pour le retrait à l’arrivée. Le deuxième type de bagage est le colis. Ce dernier n’entre pas dans la franchise. Ici, on fait des expéditions sous déclaration, avec des précisions sur le colis. C’est la police spéciale des chemins de fer, elle seule, qui ouvre les bagages ou les colis. Pour ce qui est de la fouille des passagers, c’est toujours la police qui le fait auprès des passagers. En fait, elle contrôle tout», indique notre source.

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