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Sécurité : Priorité des gouverneurs de régions

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Le Minatd a demandé à ces autorités administratives de prendre des mesures préventives et répressives contre le terrorisme. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd) s’est montré confiant hier lors de la rencontre semestrielle des gouverneurs de régions à Yaoundé.

René Emmanuel Sadi constate que la situation sécuritaire «au Cameroun est stable».  Le Minatd renseigne que «l’Extrême-Nord est actuellement sous contrôle. Du côté de l’Est, on remarque encore des attaques sporadiques  des bandes armées et rebelles Centrafricains».

«Les autorités sécuritaires et administratives ont pris conscience du nouveau mode opératoire du groupe terroriste Boko Haram. Les stratégies répressives et préventives ont été repensées. Les forces armées sont suffisamment outillées pour la riposte», confie le Minatd.

Malgré cette assurance, «les défis sont encore nombreux». René Emmanuel Sadi a appelé les gouverneurs à «continuer dans la voie de la vigilance et de la fermeté, et à ne baisser la garde sous aucun prétexte jusqu’à l’éradication complète de Boko Haram». Par ailleurs, «l’implication des populations et l’adhésion de toutes les forces vives de nation est nécessaire pour la mise en œuvre des mesures spéciales de sécurité». Le gouverneur de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari a saisi l’occasion pour faire le point de quelques résolutions sécuritaires dans sa région : interdiction du port du voile intégral, l’encadrement des écoles coraniques, les fouilles corporelles dans les agences de transport et dans les entrées et sorties des villes. La vigilance est au haut niveau. Mais la principale préoccupation du gouverneur, c’est le camp des réfugiés de Minawao.

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Le ministre de la Communication avait confié lors de son point de presse de mardi dernier que quatre kamikazes ont été appréhendés dans ce camp de réfugiés. Ils sont actuellement en exploitation. Des infiltrations avaient aussi été signalées. Midjiyawa Bakary a précisé que ce camp «devrait en principe accueillir entre 17 et 20.000  personnes. Aujourd’hui,  plus de 45 000 personnes y vivent».  La région de l’Adamaoua est également en proie à d’autres formes d’actes criminelles : «coupeurs de route, vols de bétail et enlèvements d’enfants. Des mesures sécuritaires ont déjà été prises dans cette ville carrefour», informe le gouverneur Ahamat Abakar.  Des check-points ont été instaurés au niveau des entrées et sorties de la ville. «La sécurité est aussi renforcée au niveau de la gare voyageur qui accueille 1500 voyageurs chaque jour».  Les chefs religieux et traditionnels sont mis à contribution pour la sécurité dans cette région également frontalière avec le Nigeria.

Ibin Hassan

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