Economie

Secteur de la plasturgie : 3500 emplois pourraient être supprimés en 2015

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Dans une correspondance qu’ils viennent d’adresser au Premier ministre (PM) camerounais, Philémon Yang, les membres de l’Association camerounaise des professionnels de la plasturgie (AC2P) redoutent une réduction de 30% de leur activité en cette année 2015. Cette baisse d’activité devrait occasionner la suppression d’environ 3500 emplois, apprend-on.

A l’origine de cette situation, précisent les auteurs de la correspondance, «la fermeture d’une dizaine d’unités de production d’emballages plastiques non biodégradables», à la suite à la décision prise le 10 avril 2014 par le gouvernement, d’interdire toute activité de production, d’importation, de distribution et de commercialisation de ces emballages sur le territoire camerounais, pour des besoins de préservation de l’environnement.

«Il apparaît que la mise en œuvre de la nouvelle réglementation, bien que pertinente dans la vision, a eu de nombreuses répercussions économiques et sociales négatives, exacerbées par les incohérences, ambiguïtés et contradictions entre les textes, ainsi que les insuffisances des systèmes de contrôle mis en place par l’administration», indiquent les opérateurs du secteur de la plasturgie, qui demandent au PM d’œuvrer pour une«mise en cohérence  des différents textes  règlementant les emballages plastiques en vue d’avoir une  compréhension et une applicabilité plus aisée».

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Cette plainte des opérateurs de la filière plasturgie intervient dans un contexte pourtant marqué par le retour des emballages en plastique non biodégradables sur le marché camerounais, malgré l’interdiction qui les frappe. Dans les échoppes, supermarchés, boulangeries et autres points de vente, ces emballages sont de nouveau visibles sur les étals, avec pour particularité que les producteurs prennent désormais le soin d’indiquer à l’encre bleu la mention : «cet emballage est non biodégradable».

Autre particularité : bien qu’ils soient non biodégradables, ces emballages continuent de grever les factures des consommateurs, puisqu’ils sont facturés à part, comme s’il s’agissait d’emballages biodégradables. L’on se rappelle en effet qu’au moment de l’entrée en vigueur de l’interdiction de ces emballages en avril 2014, les commerçants avaient unilatéralement pris la décision de facturer les emballages biodégradables aux clients, prétextant que ceux-ci revenaient plus chers à l’achat. Mais la pratique a été maintenue, bien que la plupart des commerçants aient de nouveau migré vers les emballages non biodégradables pourtant interdits.

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