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Scandale Panama Papers : Qu’est ce qui se passe derriere ?

Il ya un an, une source anonyme prit contact avec le Suddeutsche Zeitung (SZ), L’un des journaux allemands les plus populaires, et lui passa les documents internes de Mossack Fonseca, une firme d’avocats installée au Panama qui aide de riches clients à se soustraire aux taxes, par la création de sociétés Offshore fictives. Cette source continua à fournir des documents à ce journal, jusqu’au faramineux chiffre de 11,5 millions, d’un poids électronique de 2.6 Terabytes, créant par cela la plus grande fuite de l’histoire du journalisme. Cette source ne demanda aucun genre de compensations, même pas financière.

Ces documents mettent au grand jour la gigantesque fraude et l’esprit malhonnête qui prévaut dans les milieux des banques internationales, des grands cabinets d’avocats, de l’économie, de la politique, du sport, bref de tout le gotha. SZ décida d’analyser ces données avec la coopération du Consortium International des Journalistes d’Investigation (CIJI). Sur une période de 12 mois, près de 400 journalistes appartenant à 100 medias de 80 pays prirent part à ces recherches. Parmi ces medias, on comptait The Guardian et BBC en Angleterre, Le Monde en France, La Nacion en Argentine et bien sûr SZ en Allemagne. Il faut noter que le Consortium International des Journalistes d’Investigation est financé par le USA’s Center For Public Integrity. Leurs financiers comprennent entre autres,  Ford Foundation, Carnegie Endowment, Rockefeller Family Fund, WK Kellog Foundation, Open Society Foundation de Georges Soros.

Les journalistes à l’issue de la fouille de ces documents compilèrent une importante liste de politiciens, criminels internationaux, d’athlètes célèbres parmi tant d’autres, impliqués dans ces malversations financières. Bien que ces fuites aient exposé une partie de la corruption de l’élite mondiale, elles trainent avec elles des questions troublantes. Pourquoi les medias dominants sont si enthousiastes à publier ces informations alors qu’elles ont manifesté beaucoup de timidité à exposer d’autres informations tout autant intéressantes ? Chelsea Manning, le soldat américain à l’origine de la fuite des câbles diplomatiques américains approcha d’abord le Washington Post et le New York Times avec ses informations. Ces 2 « grands » journaux  déclinèrent l’offre, poussant le jeune soldat à se tourner vers Julian Assange le leader de Wikileaks, aujourd’hui persécuté pour avoir osé mettre ces informations à la connaissance du public.

En 2006, Debora Jeane Palfrey, la madame DC fut inculpée pour blanchissement d’argent, utilisation illégale des services postaux et  de racket juste au moment où elle décida de fermer boutique. Elle était propriétaire d’une agence d’escorte qui proposait une compagnie féminine à diverses personnes. Sa particularité était dans le choix de ses filles. Elles n’étaient pas d’ordinaires prostituées, mais des secrétaires, des étudiantes et d’autres employées de bureau. Bien que Palfrey ait l’habitude de détruire les preuves de ses transactions avec ses clients, elle garda une liste de 10.000 à 15.000 numéros de téléphone parmi lesquels ceux certaines personnalités politiques influentes. Son compte bancaire ayant été gelé par le procureur, elle proposa de mettre à la disposition de la presse la liste de ses clients pour qu’ils soient appelés à la barre comme témoins. Evidemment cette affaire créa beaucoup de tension et de peur dans les milieux politiques de Washington car elle risquait de détruire des carrières. En fait 2 personnalités politiques démissionnèrent après que leurs noms aient été mis à la connaissance du public. La chaine de télévision ABC News  que Palfrey avait approchée reçut beaucoup de pression d’hommes influents et même de la Maison Blanche.

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Cette liste ne fut jamais publiée. L’une des filles de cette agence d’escorte, Brandy Britton qui avait pourtant promis de défendre son cas devant les tribunaux fut trouvée morte, pendue dans des circonstances que la police trouva normales. Debora Palfrey, qui avait pourtant déclaré dans une interview avec Alex Jones de www.infowars.com qu’elle n’avait aucune intention de se suicider fut aussi trouvee morte, pendue le 1er Mai 2008. La police conclut à un autre suicide. Palfrey avait confié avant sa mort à un de ses amis qu’elle se sentait suivie et qu’elle pensait qu’il y avait un contrat pour l’éliminer. CNN souvent prolixe, ou comme on dit chez nous, qui aime le kongossa ne consacra que 30minutes d’émission pour clôturer cette affaire.

Comment alors penser qu’une presse qui peine à publier des informations qui dérangent les puissants ait subitement trouvé le courage de publier en masse des fuites d’une dimension pareille ?  Nous le savons déjà, la presse dominante, bien que riche n’est pas crédible. Elle est aux mains des puissants de ce monde qu’elle essaye de protéger de façon évidente, dans cette affaire. Et tout ce qui y est publié doit être sujet à beaucoup de suspicion, notamment sur les intentions réelles. A moins que les informations publiées ici ne gênent pas les vrais puissants de ce monde. On remarquera sans peine que qu’a part le père de David Cameron, le premier ministre Britannique ou le premier ministre Islandais, Sigmundur Davío Gunnlaugsson,  il n’y a pas beaucoup d’hommes d’affaires ou de personnalités des pays Occidentaux qui aient été impliquées. Cela est curieux lorsqu’on connait les pratiques mafieuses de ces milieux. Par exemple, comment se fait-il que rien n’ait été dit sur les fonds que Sarkozy et d’autres hommes politiques français extorquent aux chefs d’Etat Africains dans le cadre du financement des campagnes électorales de leurs pays ? Ces partis politiques ne gardent tout de même pas ces fonds dans les banques françaises où leur visibilité poserait un problème. Ils les cachent dans les paradis fiscaux comme celui dont les dossiers ont été divulgués.

La plupart de personnalités politiques dénoncées sont de façon curieuse sur la liste d’hommes que les pays Occidentaux veulent abattre. C’est donc sans surprise que les noms des amis d’enfance et un ami proche de Vladimir Poutine, le président russe est mentionné, celui des proches du président Bachar-Al-Assad de Syrie et les présidents Ougandais, Soudanais, sont mentionnés. Le Guardian par exemple, qui a pourtant du pain sur la planche, certains hommes politiques anglais ayant été impliqués s’est concentré sur Vladimir Poutine. Ce n’est pas à dire que les personnalités dénoncées soient propres. Ces informations sont probablement vraies, du moins en partie. Mais le timing et le choix des cibles est plutôt curieux.

Evidemment, il y a aussi des noms d’alliés des pays Occidentaux tels que le Roi d’Arabie Saoudite, un ancien premier ministre de Géorgie, un ancien premier ministre du Qatar, le secrétaire particulier de Mohammed V, le roi du Maroc  ou le président ukrainien qui sont impliqués. Il faut bien faire quelques sacrifices pour la bonne cause. Cela est fait pour distraire sur les véritables intentions et donner de la crédibilité à ces fuites. Pour les globalistes et les Maitres du Monde cependant, il y a un objectif plus important. L’objectif ultime derrière cette histoire est, selon certains analystes comme James Corbett, de servir de prétexte à la création d’une banque de données internationales contenant les informations bancaires de tous les citoyens du monde, quelque que soit le lieu où ils se trouvent. Cette banque de données serait accessible à tous les gouvernements et serait le prélude à la mise en place d’un système de taxation global et du contrôle intégré de toutes les transactions financières à travers le monde, l’un des objectifs des Maitres du Monde. Nous avons fait un pas vers le Nouvel Ordre Mondial.

Sources : Le flux rss de camer.be

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