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Climat social: La police saute sur les ex-employés de la CICAM à Douala

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Ils l’avaient promis et ils l’ont fait.  Hier, 10 mai 2016, la trentaine d’ex-employés de la Cotonnière Industrielle du Cameroun (CICAM) ont manifesté devant le siège de l’entreprise au quartier Ndokoti à Douala. Le Jour indique qu’ils étaient munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Mama Yao Aïssatou [présidente du Conseil d’administration, NDLR], venez à notre secours»; «Retraités de la CICAM, deux ans de négociations sans suite avec la direction»; «Nous n’arrivons pas à nous soigner. Nos enfants ne vont pas à l’école. M. le Président de la République, sauvez-nous».

Mais ceux-ci, ont vu leurs pancartes arrachées par la police, avant d’être conviés à une concertation avec la direction générale de CICAM. «Nous espérons qu’ils vont respecter les engagements qu’ils ont pris devant les autorités. Ces engagements sont les suivants: le Directeur Général de la CICAM nous a promis qu’ils sont en pourparlers avec la CNPS [Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale] pour ce dossier et qu’ils sont prêts à remettre le chèque à la CNPS après le protocole d’accord qu’ils vont signer pour que les retraités de la CICAM soient payés», a déclaré Louis Ngatchou, un des porte-parole, au sortir des pourparlers.

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Les manifestants promettent de revenir à la charge si rien n’est fait dans deux semaines. Le journal souligne que «les revendications concernent aussi bien les employés de l’usine principale de Ndokoti, où se déroulent les opérations de teinture, de blanchiment et d’impression des tissus, que leurs ex-collègues des usines annexes de la zone industrielle de Bassa (Cicam 2, que l’on appelle  encore Solucam), de l’usine de tissage de Garoua, et l’entrepôt Newco, où la CICAM vent ses tissus sortis d’usine. L’usine de Ndokoti à elle seule a 35 retraités concernés par la situation».

Jean-Marie Nkoussa 

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