Culture'Urbaine

Sam Mbende : un album glamour pour les femmes, ses muses…

Après un long moment de silence, Sam Mbende refait surface avec un album intitulé « Glamour » qu’il a destiné aux femmes, ses sources d’inspiration. Il nous fait quelques confidences dans cet entretien.

Votre nouvel album sort dans une semaine. Qu’est-ce que vos fans retrouveront dans cet opus ?

C’est un album très intimiste parce que je l’ai voulu glamour. Il n’y a que de ballades romantiques. Il ne parle que d’amour mais avec des thèmes différents. Parce que l’amour avec grand A est un tout. Voilà pourquoi je l’ai voulu intimiste pour la ménagère, pour la femme qui est en train de concocter un bon plat à son mari…comme la musique est l’art de combiner des sons d’une manière agréable à l’oreille, tout y est. Et comme mes chansons sont destinées aux femmes comme d’habitude, j’en ai fait mes muses. Je suis le petit poète qui écrit pour ces femmes. Il n’y a que des A. Donc, Gloria, Beladona, Angela, Esméralda, Daniella, José Maria etc.

Au final combien de titres ?

Pour l’instant, j’ai 17 titres. Je fais toujours plus de titres que ce que je dois choisir. En fait, quand j’ai sorti « ô mama » avec les Rosita, j’avais une vingtaine de titres et j’en ai choisi 14. Cette fois-ci, mon équipe a tranché. Elle m’a envoyé un Sms ce matin pour me dire qu’elle ne veut pas de double album pour des raisons markéting. Elle a choisis dix titres. Et les autres 7 seront pour le prochain album. Sur I-tunes, les chansons sont déjà là. Quand on parle de sortie en Afrique, les gens veulent voir le support physique sur le marché, mais en réalité mon album est déjà sorti en version numérique.

Avez-vous une astuce pour contourner le piratage ?

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Je n’ai pas de solution miracle. J’ai entendu des gens dire qu’ils vont lutter contre le piratage. J’ai fait de mon mieux et j’ai été combattu. Donc, j’attends que d’autres fassent mieux. Si quelqu’un a une baguette magique, qu’il me l’apporte. J’attends toujours. Mais je sais qu’avec l’évolution technologique, on ne parle plus de piraterie mais de picotage. Des gens prennent des chansons de plusieurs artistes dans les clés USB et écoutent tranquillement la musique chez eux sans payer.

 Comment comptez-vous donc amortir les coûts de production ?

J’espère que les gens vont beaucoup plus acheter des œuvres en ligne et qu’en Afrique, comme ils sont encore dans le support physique, il va s’acheter pour que j’essaie d’équilibrer mes dépenses. Je prie Dieu pour cela. Et même si ce n’est pas le cas, si c’est un bouillon commercial, c’est que c’est un succès artistique, je vais m’en contenter.

 Qu’est-ce qui justifie votre retour sur la scène musicale après ce long silence, êtes-vous fatigué des batailles liées au droit d’auteur ?

Non ! Le temps est propice. Les batailles du droit d’auteur, vous pouvez en être rassuré, je serai toujours l’ardent combattant des droits spoliés des artistes du monde entier. Je suis aujourd’hui, membre du comité exécutif de l’Alliance panafricaine des auteurs-compositeurs. J’en suis le porte-parole africain. Nous avons notre Assemblée générale au Burkina-Faso le mois prochain et j’espère que notre équipe sera reconduite. Nous avons créé un pôle de lobbying dans tous les pays africains pour pouvoir faire pression sur les décideurs afin de mieux défendre nos droits. Donc, je reste un ardent défenseur des droits des artistes au niveau africain et international. Je ne vais pas laisser ce combat parce qu’il y va de l’avenir des futures générations de musiciens africains et que nous devons écrire l’histoire pour que nos vies ne soient pas vécues en vain. Si on se bat aujourd’hui au Cameroun, je ne pense pas que c’est pour nous, mais pour nos enfants.

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