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Réseaux mafieux: «Toutes les irrégularités portées à notre niveau sont sanctionnées»

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Depuis son arrivée dans ce département ministériel, Jean Ernest Ngalle Bibehe Massena reste ferme quant au démantèlement des réseaux mafieux présents aux Enseignements Secondaires. Dans un entretien accordé à la presse et rapporté dans les colonnes de La Météo numéro 805, Jean Ernest Ngalle Bibehe Massena, le Ministre des Enseignements Secondaires (MINESEC), affirme sa volonté de lutter contre la fraude et la corruption dans son département ministériel. Il indique prendre une décision dans ce sens toutes les fois où un cas lui parvient.

Répondant à la question de savoir où en est le Ministère avec le dossier des fausses affectations, le MINESEC déclare: «la loi n°98/004 d’orientation de l’éducation au Cameroun précise dans son article 14 que «l’organisation et le contrôle de l’enseignement à tous les degrés sont des devoirs impérieux de l’État». Justement dans cette mission de «contrôle», notre attention a été attirée par la migration massive des enseignants de l’arrière-pays vers certaines grandes métropoles, au cours des trois dernières années. Forts de ce constat, nous avons demandé aux chefs d’établissement de nous transmettre tous les actes de mutation reçus du 1er août au 31 décembre 2015. Après réception desdits actes, nous avons procédé à une vérification systématique de leur authenticité. D’où les 369 suspects convoqués le 1er août 2016. Après avoir reçu ces enseignants, nous avons constaté que les pièces qu’ils ont produites confirmaient en grande majorité nos soupçons. Seule deux d’entre eux ont pu justifier l’authenticité de leur acte d’affectation. Nous avons donc pris une mesure urgente en signalant une note de service le 25 août 2016 leur demandant de rejoindre impérativement lesdits postes de travail abandonnés au plus tard le 1er septembre 2016»

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Au sujet de nouveaux effectifs voulus dans les salles de classe à savoir 60 en classe de 6e et 80 dans les classes intermédiaires, le MINSEC indique quant à leur application sur le terrain que «les échos qui nous parviennent sont favorables. Ces mesures ont pour objectif principal l’amélioration de la qualité des enseignements dans nos établissements scolaires, publics et privés. La mesure relative au plafonnement des effectifs a fait l’objet de quelques incompréhensions. Je dois rappeler ici que cette mesure n’est pas nouvelle. La circulaire n°48/G/8/MINEDUC/DESG/DETP du 1er novembre 1993 relative à la structure canonique des établissements d’enseignement secondaire général et technique fixe le nombre maximum d’élèves à 60 dans toutes les classes de l’enseignement secondaire général et celles de 1re année de l’enseignement technique à 30 dans les autres classes du premier cycle de l’enseignement technique et 24 dans les classes du second cycle de l’enseignement technique».

Liliane J. NDANGUE

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