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Remaniement : Le président du sénat a-t-il son mot à dire ?

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Moment où tous les regards sont rivés vers le palais de l’unité d’où sortira la « fumée blanche ». Les citoyens ordinaires se demandent si Marcel Niat, président du Sénat peut avoir une influence sur la composition de la nouvelle équipe gouvernementale.

De 1982 jusqu’à nos jours, toutes les preuves politiques qui démontrent que Paul Biya n’est pas le seul faiseur des ministres sont réunies. Encore que les sources étatiques révèlent, qu’il ne les connaitrait pas tous. En dehors des consultations officieuses menées par les services spéciaux de la présidence de la République avant de procéder à la nomination d’un membre du gouvernement, tout porte à croire que plusieurs acteurs politiques interviennent dans la nomination de certaines personnalités de la République par le chef de l’Etat.

Notamment le président du Senat, de l’Assemblée nationale, le premier président de la cour suprême, du le président du économique et social, du premier ministre, le directeur du cabinet civil et secrétaire général de la présidence de la République. Cette démonstration gouvernementale vaut la peine d’être élucidée pour éviter d’attribuer au chef de l’Etat tous les égarements dont les personnalités du pays font preuve après que l’Etat leur ait fait confiance.

Dans cet aspect, s’il faut admettre que le SG/PRC a la toute-puissance de nommer les directeurs généraux des entreprises publiques et parapubliques, pourquoi ne pas accepter que les présidents des deux chambres, peuvent également influencer la nomination des ministres et assimilés ? Les réalités politiques au Cameroun ont démontré, que le président de la République a mis en place les hommes de confiance dans toutes les circonscriptions politiques recrutées dans les régions et départements. Des hommes de l’ombre qui influencent le choix des collaborateurs du chef de l’Etat dans la désignation d’un individu à un poste de responsabilité.

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Le Cameroun réparti en 5 grandes régions politiques a contraint le président de la République à distribuer les cartes politiques de manière à ce que ces acteurs l’accompagnent dans le choix des gouvernants. Ces 5 régions sont le Grand nord, le centre, Sud, Est, Ouest, Littoral et les régions anglophones. Parmi les grands acteurs, nous avons Cavaye Yéguie Djibril, Jean Nkuete, Marcel Niat, Laurent Esso, Mafany Mussongue, Simon Achidi Achu, Belinga Eboutou, Ngoh, Ngoh, Tsimi Evouna, Zeh Nguelé ; certains ministres anglophones et originaires de l’Ouest justifient leur nomination grâce aux réseaux des personnalités suscitées.

La triste position politique de Marcel Niat Dans la région de l’Ouest en général et le département du Ndé en particulier, l’espoir et la joie suscités lors de son élection à la tête de la chambre haute ont été de courte durée. Certains auraient pris ce geste du chef de l’Etat comme une ruse politique pour simplement faire sortir la région de l’Ouest de l’emprise des partis politiques l’opposition. Mais Niat Njifendji presqu’au sommet de l’Etat, est le président du Senat c’est-à dire la deuxième personnalité de la République.

Jusqu’à présent, la région de l’Ouest reste coincée dans son mauvais état de route après plus d’un an que l’un de ses fils soit porté au firmament. Dans cette optique d’une véritable influence du président du Senat qui peine à s’imposer, on remarque un Cavaye Yéguié Djibril maître absolu à l’hémicycle de Ngoa Ekellé et qui tient ses secrétaires généraux en respect. Meva’a Meboutou, Ename Ename, Louis Claude Nyassa et Yene Essomba ne nous démentirons pas. Alors qu’au Senat, Meva’a Meboutou, influencé par Cavaye règne en baron des beaux jardins de Turquie sous la contemplation de Marcel Niat. Nous y reviendrons sur le fonctionnement du Sénat et les raisons du laxisme de son président.

© L’Epervier : Minlo Enyegue

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