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Remaniement ministériel, Joseph Beti Assomo nouveau ministre en charge de la défense

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Le président camerounais Paul Biya a procédé vendredi à un remaniement de son gouvernement, avec parmi les principaux faits marquants la nomination d’un nouveau ministre en charge de la Défense, en la personne de Joseph Beti Assomo, gouverneur de région en remplacement d’Egard Alain Mebe Ngo’o, et une dizaine de départs.

Le nouveau ministre en charge de la Défense est un homme d’expérience dans le commandement territorial, qui a fait ses preuves en tant que gouverneur de la région de l’Extrême-Nord où sévit Boko Haram, puis du Littoral où il exerçait jusqu’à sa nomination par le décret présidentiel de ce vendredi portant réaménagement du gouvernement.

Nommé en 2009, Edgard Alain Mebe Ngo’o est muté aux Transports, après l’affaire des primes non payées qui a poussé un millier et demi de soldats à descendre récemment dans les rues de Yaoundé pour une marche de protestation, à leur retour de la République centrafricaine (RCA) où certains d’entre aux ont participé pendant plus de deux ans aux opérations de restauration de la paix.

Cet administrateur civil de formation est un proche du chef de l’Etat, tout comme Louis Paul Motaze, qui retrouve le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, dont il avait été débarqué en 2011 pour servir avec rang de ministre comme secrétaire général des services du Premier ministre, mais tout en conservant la gestion d’importants dossiers.

C’est le cas du projet de construction du complexe industrialo-portuaire de Kribi (Sud) dont cet ancien dirigeant de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et de la défunte compagnie aérienne nationale Cameroon Airlines (CAMAIR) a continué de piloter, au détriment d’Emmanuel Nganou Djoumessi, son remplaçant à la tête de ce ministère clé, muté pour sa part aux Travaux publics.

Au ministère des Transports, Edgard Alain Ngo’o, qui était également critiqué pour la gestion de la guerre que le Cameroun mène contre la secte islamiste nigériane Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, remplace l’enseignant Robert Nkili, frère cadet de la première épouse du président, feue Jeanne Irène Biya.

A l’inverse, ce dernier, lui, est simplement viré du gouvernement dirigé par le magistrat de formation et ex-ambassadeur du Cameroun au Canada Philemon Yang, au même titre que près d’une dizaine d’autres ministres parmi lesquels Pierre Moukoko Mbonjo, qui laisse sa place au ministère des Relations extérieures à Lejeune Mbella Mella, qui était jusque-là ambassadeur du Cameroun en France.

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Aux Postes et Télécommunications, Jean-Pierre Biyiti bi Essam cède lui aussi sa place à Mme Libom Li Likeng née Mendomo Minette, directeur général des douanes, Emmanuel Bondé à Ernest Ngwaboubou au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Louis Bapès Bapès, poursuivi en justice pour détournement de fonds publics, à Jean Ernets Ngalè Bibéhè.

Dans ce jeu de chaises musicales, Henri Eyebe Ayissi troque ses fonctions de ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’Etat, désormais confiées à Rose Mbah Acha, de celles de ministre de l’Agriculture et du Développement rural, occupées par l’ex-ministre des Finances Essimi Menye, limogé.

Autre départ du gouvernement, Ama Tutu Muna, emportée par l’imbroglio dans la gestion du droit d’auteur, transmet le portefeuille des Arts et de la Culture à Narcisse Mouelle Kombi, ex-directeur de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), précédemment conseiller spécial du président de la République.

Aux Sports et à l’Education physique, au détriment d’Adoum Garoua, également écarté du gouvernement, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt signe lui aussi son retour après avoir été remercié en 2006 et rappelé en 2011 pour le portefeuille de la Jeunesse et de l’Education civique, qui revient aujourd’hui à l’ex-secrétaire d’Etat aux Enseignements secondaires, Mounouna Foutsou.

Secrétaire adjoint de la présidence, l’économiste Séraphin Magloire Fouda succède à Louis Paul Motaze au secrétariat général des services du Premier ministre.

Ce remaniement était attendu depuis la tenue des élections législatives de 30 septembre 2013, où certains ministres avaient essuyé un revers dans leurs circonscriptions électorales qui, sous d’autres cieux, donnaient automatiquement lieu à leur mise à l’écart du gouvernement.

Très peu d’entrées sont enregistrées dans ce cabinet qui demeure pléthorique avec plus d’une soixantaine postes attribués dont une grande majorité de leurs titulaires sont maintenus.

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