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Le regard du Cardinal Christian Tumi sur Belinga Eboutou

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Selon le prélat, le Ministre Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République, est « un vrai médiateur social » exceptionnel mal connu des Camerounais. L’homme de Dieu avait fait ses confidences exclusives à la RTS le 09 novembre 2015. C’était au lendemain de l’inauguration du Sanctuaire Saint Jean Paul II de Nkilzok dans l’arrondissement de Zoétélé région du Sud, par Mgr Piero Pioppo le 22 octobre 2015. La construction de cet édifice dédié au prédécesseur de Benoit XVI a été rendue possible grâce à la magnanimité du couple Martin et Chantal Belinga Eboutou.

Interrogé sur l’ex ambassadeur du Cameroun à Washington, le Cardinal émérite, Christian Wiyghan Tumi avance : « …Ce que je retiens de Martin Belinga Eboutou, c’est sa vie chrétienne sincère. C’est un homme qui n’a vécu que dans la crainte de Dieu, il a même construit une petite chapelle à son domicile, où il partage ses prières avec les gens, il a construit une grande chapelle dans son village, la chapelle Jean Paul II. »

Et il ajoute : « Si vous ne l’avez pas rencontré, vous ne pouvez savoir qui il est vraiment. Comme homme politique, je dirai que c’est un vrai médiateur social. J’ai rarement vu des hommes politiques de ce niveau avoir le souci de leur prochain. Belinga Martin lui ne vit que pour aider les gens. C’est le seul homme politique que je connaisse dont les actes sont posés dans la crainte véritable de Dieu, et il a du respect pour tout le monde. C’est dommage que les Camerounais ne le connaissent pas réellement. Il a certainement son côté sombre comme nous tous, mais je doute qu’il fasse pire que certains. »

En effet, Martin Belinga Eboutou est venu au monde le 17 février 1940 à Nkilzok, une bourgade située dans la région du Sud Cameroun. Il est un diplomate de carrière et un acteur politique camerounais chevronné de premier plan. Son parcours lui a permis de passer dans le moule des milieux catholiques.

L’ancien ambassadeur du Cameroun aux Nations Unies est nanti d’une licence en droit canon et d’un doctorat en droit. Belinga Eboutou est aussi diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Paris. A l’heure actuelle, il assume les fonctions de Directeur de Cabinet du président Paul Biya avec rang et prérogatives de ministre, après avoir occupé le poste de Conseiller Spécial à la Présidence de la République du Cameroun.

A travers la mort de son géniteur, le jeune Belinga Eboutou a intégré précocement la famille des orphelins. Son père nommé Tobie Belinga qui officiait comme catéchiste a été inhumé à la Mission Catholique de Nden. Sa mère Véronique Eboutou, sentant la vocation sacerdotale en son unique fils, a vite fait de l’orienter d’abord vers l’Ecole Catholique de Nden, puis aux séminaires d’Otélé, d’Edéa et d’Akono où il a croisé la route de l’actuel président de la République du Cameroun. Après l’obtention de son baccalauréat littéraire, Martin Belinga Eboutou s’est retrouvé en-Zaïre et en France pour suivre des études supérieures.

Une vie au service de la diplomatie camerounaise

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Mal connu du grand public mais célèbre dans les milieux diplomatiques internationaux, le natif de Nkilzok a rôdé sa mécanique au Ministère des Affaires Etrangères et dans les missions diplomatiques camerounaises logées à Paris et Brazzaville. Belinga Eboutou a exercé comme Directeur du Protocole d’Etat à la Présidence de la République (1989-1997) et Directeur du Cabinet Civil (1996-1997). Pendant dix ans, jusqu’en décembre 2007, il a défendu les intérêts du Cameroun auprès de l’Organisation des Nations Unies à New-York aux Etats-Unis d’Amérique.

En même temps, l’homme d’Etat a dirigé la Représentation du Cameroun auprès de l’Office des Nations Unies à Genève en Suisse. En octobre 2002, le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’est déroulé sous sa direction. Durant son séjour au Pays de l’Oncle Sam, Belinga Eboutou a présidé le Conseil Economique et Social de l’autorité Internationale des Fonds Marins basée à Kingston en Jamaïque.

Au cours de la même période il a occupé le poste d’ambassadeur du Cameroun en terre jamaïcaine. Habitué des négociations délicates, Martin Belinga Eboutou a présidé le Conseil de Sécurité des Nations Unies au moment où l’instance mondiale devait se prononcer sur la Guerre en Irak. Notre compatriote a été un membre influent de la délégation camerounaise dans le suivi de l’Affaire Bakassi, à la Cour Internationale de Justice de La Haye et dans la Commission mixte Cameroun-Nigéria-ONU en vue de la résolution définitive de ce conflit. Depuis 2010, et ce cumulativement avec ses fonctions de Directeur du Cabinet Civil, il a été nommé Président du Comité National d’Organisation des Cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification du Cameroun.

Le cœur à l’ouvrage

Pour ceux qui le connaissent bien, Martin Belinga Eboutou est un dinosaure du travail. Le sens d’écoute, l’humanisme et le charisme ont été inculqués à l’homme dans son jeune âge par les religieux avant d’être développés dans les milieux diplomatiques. Sa rigueur envers ses propres enfants l’a même amené à s’opposer à une nomination de l’un de ses fils à un poste de responsabilité non moins négligeable.

Malgré les flèches d’une presse occidentale qui porte visiblement la tunique des mercenaires de la déstabilisation du Cameroun, et les dérives communicationnelles de certains collaborateurs, ce magnat de la diplomatie camerounaise s’est toujours distingué par souci permanent de soigner l’image de marque du couple présidentiel. Les nombreuses publications mises sur pied le Cabinet Civil pour les actions et œuvres du président sont éloquentes.

Martin Belinga Eboutou que certains témoins de l’histoire ont vu aux côtés de celui qui incarne aujourd’hui les institutions républicaines camerounaises à Bamenda lors de la naissance du Rdpc en 1985, reste et demeure, un fidèle des fidèles à Paul Biya tant dans les moments heureux que dans les moments douloureux.

© Source : LVDD

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