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Réaménagement: Beti Assomo tacle Mebe Ngo’o

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Il avait fait des projets structurants dans le Littoral sa priorité. Les travaux de construction du deuxième pont sur le Wouri, des pénétrantes Est et Ouest initiés par Joseph Beti Assomo, alors gouverneur de la région du Littoral vont se poursuivre, mais avec un autre capitaine.

Le fils d’Ayos, département du Nyong et Mfoumou dans le Centre est l’un des élus du décret présidentiel du 2 octobre 2015 réaménageant le gouvernement. De gouverneur de la région du Littoral, Paul Biya l’envoie au poste de ministre de délégué de la présidence de la République chargé de la Défense. Il bascule Alain Mebe Ngo’o, envoyé aux Transports. Lui qui est présenté par la presse comme l’un des potentiels successeurs de Biya.

La nomination n’est pas un véritablement étonnement pour certains car «les gouverneurs qui passent par le Littoral sont généralement promus ministres.» Ils citent notamment Ferdinand Koungou Edima, gouverneur de la région du Littoral, puis nommé ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Il y a aussi eu Gounoko Haounaye, Luc Loe. D’autres se disent quand même surpris. Non que l’administrateur civil ne mérite pas cette nomination. Lui qui a bravé les intempéries et la route boueuse de la forêt de Mouanko pour retrouver ceux que la presse avait baptisés les «neuf disparus de Mouanko». «On savait qu’il devait aller bien loin parce que c’est un dur bosseur. C’est juste qu’on ne voyait pas directement le poste de Mindef», note plusieurs indiscrétions, au rang desquels les journalistes. Ils étaient d’ailleurs nombreux à la résidence du promu à Bonanjo/Douala, vendredi 2 octobre dernier. Diplomates, autorités administratives, collaborateurs…sont passés adresser leurs félicitations  au nouveau ministre.

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Bagage costaud

Devant la presse, Joseph Beti Assomo témoignage sa «fierté» et sa «reconnaissance» au chef de l’Etat. Et s’est dit prêt à travailler selon les directives de la haute hiérarchie. C’est clair que le combat qui l’attend est la lutte contre la secte islamiste Boko Haram qui arrache de plus en plus des vies humaines. Il ne faut pas aussi oublier les dissensions dans l’armée camerounaise, avec pour corollaire la descente dans la rue des militaires en septembre dernier. Celui qui présidait aux destinées de la région depuis le 30 mars 2012 pourra compter sur la tempérance dans ses actions, sa rigueur connue de tous. Son passé lui sera d’un grand support.

Issu de la promotion 1983 de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), Joseph Beti Assomo intègre le commandement la même année. Il est nommé chef du Cabinet du gouverneur de l’ancienne province du Sud. Il verra passer trois gouverneurs Luc Loé, Paul Omgba et Maïdadi Sadou. Sept ans après, soit en  1990, il est nommé Sous-préfet de Ma’an dans l’ancien département du Ntem (actuelle Vallée du Ntem), avant d’être muté aux mêmes fonctions à Mbankomo dans l’ancienne Mefou. Il est nommé Sous-préfet de Yaoundé 3. En 1998, Joseph Beti Assomo est promu préfet dans le département du Dja et Lobo. En octobre 2005 il est nommé préfet du département du Mfoundi. Avant d’être le gouverneur de la région du Littoral, il est passé par la région de l’Extrême-Nord. Le bagage est certes costaud mais le maçon sera jugé au pied du mur.

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