Features

Un rapport du département d’État américain qui présente Boko Haram comme une menace aux libertés au Cameroun

Le rapport de 46 pages publie le 13 Avril  par John Kerry s’attarde sur les violations enregistrées sous le couvert de la lutte contre le terrorisme. Notamment l’interpellation à l’Extrême-Nord, en août 2015, de Simon Ateba, un journaliste camerounais établi à Lagos, qui s’était rendu au camp des réfugiés nigérians de Minawao pour y faire une enquête. Rappelons aux américains que le Camps des refugies était sous protection par l’armée Camerounaise et que par plusieurs reprises, on a intercepte des terroristes et caches d’armes infiltrées pour des attaques kamikazes. Du coup pour y accéder il fallait une autorisation que Simon Ateba, en formation financée au Nigeria par Open Society de Georges Soros n’avait pas. Du coup sa présence dans le camp devenait suspecte.

Pour le Cas d’Ahmed Abba, même son avocat Charles Tchoungang sait que toutes les charges sont contre son client, l’état camerounais ayant les preuves de sa complicité avec les leaders de Boko Haram (appels téléphoniques, courriers, logistique, etc…) .Voilà pourquoi l’avocat du journaliste de RFI ne s’appuie que sur la procédure d’arrestation pour demander sa libération. En 2007 l’armée américaine tue deux journalistes de Reuter à Bagdad. Voilà la réaction américaine après la diffusion des vidéos :

« the actions of the soldiers were in accordance with the law of armed conflict and its own « Rules of Engagement ». » (Les actions des soldats coïncide avec les règles d’engagement »).

Parlant des Abus à Magdeme et Double Voila la version du gouvernement Camerounais

 »Face aux attaques à répétition menées par le groupe terroriste BokoHaram dans certaines zones de l’Extrême-nord, l’autorité administrative de céans et le haut commandement militaire territorialement compétent, avaient ordonné une série d’opérations de ratissage et de bouclage des axes routiers à travers les localités affectées par lesdites attaques, notamment la route nationale n°1 entre les villes de MORA et de KOUSSERI, avec un accent particulier dans les localités de MAGDÉMÉ et de DOUBLÉ.

Ces opérations de ratissage avaient abouti à l’interpellation de soixante-dix suspects, qui avaientensuite été transférés à la Légion de Gendarmerie de Maroua, pour des besoins d’enquête approfondie. Quatorze des personnes interpellées avaient alors été conduites dans les cellules de la Brigade territoriale de Maroua, tandis que les autres, soit cinquante-six, avaient été gardés à vue dans un local aménagé pour la circonstance à la Légion de Gendarmerie, en raison du fait que toutes les cellules de Gendarmerie, ainsi que les locaux de la prison centrale de Maroua étaient saturés.

Au petit matin du 28 décembre 2014, en ouvrant le local où avaient été enfermés les suspects la veille à la Légion de Gendarmerie, l’on a constaté que vingt-cinq de ces cinquante-six suspects avaient perdu la vie. Le médecin légiste requis pour la circonstance, avait alors effectué des autopsies sur les dépouilles, avant d’en ordonner l’inhumation. Les rapports d’autopsies délivrés par le médecin légiste avaient conclu à une mort, je cite : « Par intoxication chimique collective après ingestion de produits chimiques et traditionnels non identifiés, à cytolyse organique rapide », fin de citation. Je signale que médicalement, la cytolyse désigne la dissolution ou la destruction des cellules, qui peut intervenir, entre autres causes, à la suite d’une intoxication médicamenteuse.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Contrairement aux suspicions à peine voilées contenues dans le rapport d’Amnesty International, le décès de ces personnes ne pouvait donc être le fait de nos Forces de Défense et de Sécurité. Quant aux 45 autres suspects BokoHaram interpellés à MAGDÉMÉ et à DOUBLÉ, ils sont actuellement détenus à la prison centrale de Maroua et poursuivis devant le tribunal militaire de céans, suivant l’ordre d’informer n°020/MINDEF/0252 du 16 février 2015. L’information judiciaire ouverte devant ce tribunal suit son cours. »

Et cette Amérique qui  critique la manière dont l’Armée camerounaise gère la guerre contre cette barbarie moyenâgeuse Boko Haram,à qui est-ce qu’elle rend compte des milliers de civils tues dans les opérations qu’elle qualifie a tout moment de bavures? Une étude récente du groupe britannique Reprieve montre qu’en moyenne 28 personnes non identifiées, dont des femmes et des enfants, meurent chaque fois qu’une personne est visée par les missiles de la CIA. Explications.

Prenons ces quelques examples :

 »Ayman al-Zawahiri Le chef actuel d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, 63 ans, a été ciblé deux fois par des drones dans des régions tribales du Pakistan depuis 2006. Au moins 76 enfants et 29 adultes ont été tués dans ces attaques vaines. «Les drones ont frappé une école, explique à La Presse Jennifer Gibson, avocate et auteure du rapport You Never Die Twice de l’organisation britannique Reprieve. Dans cette attaque, 76 enfants sont morts. C’est l’une des pires tragédies dans la campagne de drones à ce jour. Et al-Zawahiri est toujours en vie.»

Baitullah Mehsud

Le guerrier pakistanais et important chef de guerre taliban Baitullah Mehsud a été tué par un drone en août 2009. C’était la septième fois qu’on le prenait pour cible. Au total, 164 personnes sont mortes durant ces frappes. »

Pour les cas Marafa et Harissou

Notons au passage que Marafa avait en 2007 a plusieurs reprises été présente par les représentations diplomatiques américaines comme étant le meilleur homme capable de diriger le Pays, même comme on sait que c’est Marafa qui a donne gratuitement le port de Douala pour 20 ans à Bollore, c’est Marafa qui a brade Camrail à Bollore,Paul Eric Kingue etc… Le rapport parle de surpopulation et mauvaises conditions de détentions dans nos prisons. En Octobre 2015, les Etats-Unis ont préféré libérer prés de six milles prisonniers parce qu’il fallait réduire la surpopulations carcérale la plus importante au monde,25% de la population carcérale au monde,une grande partie en raison de leur incapacité à s’acquitter de leur caution.

Selon ce rapport, la détention de Marafa se fait dans des conditions rudes,“haute surveillance” parce qu’il est en détention au SED.C’est un rapport du département d’état américain, celui des USA qui en 2011 a exécuté 39 détenus,pire encore, l’état de  Géorgie en 2011 a exécuté Troy Davis  alors que sa culpabilité suscitait de forts doutes,il était  condamné à mort pour le meurtre  d’un officier de police n’étant pas en service, Mark MacPhail.Guantanamo pendant une décennie a abrité 779 détenus sans inculpation ni jugement.On dénombre officiellement 10 morts suite aux tortures infligées par les geôliers

Sources : Cameroun Liberty

Populaires cette semaine

To Top