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Récits de filles harcelées et violées en milieu scolaire au Cameroun

A l’heure ou le Ministère des enseignements secondaires lance une croisade pour assainir le milieu scolaire Camerounais, force est de constater que certains mécréants et mal famés de la chose éducative foulent aux pieds les idéaux prônés par Louis Bapes Bapes. En effet, il est connu aujourd’hui au Cameroun, que les notes se vendent dans nos établissements scolaires. Cette vente se fait surtout par de l’argent et surtout par la voie la plus choyée par tous les camerounais la voie sexuelle. Dans les Lycées du Cameroun et même dans nos collèges, le harcèlement sexuel est devenu le pain quotidien des enseignants et même des proviseurs et des principaux. Quelques victimes se confient au journal le soir:

Hortense Bahiya, élève en classe de troisième au collège privé laïc les pigeons: «Je suis actuellement en train de subir un harcèlement qui ne dit pas son nom de la part de mon Professeur de Mathématique. Chaque fois qu’il entre en classe, il s’approche de mon banc et me souffle à l’oreille qu’il m’aime et que je lui manque. Il a commencé le 9 septembre en me donnant un billet de 2000 frs pour l’appeler chaque week-end. Ensuite fut le 26 septembre, où il m’a encore donné un billet de 5000 pour m’encourager à prendre un pot avec lui. Tout dernièrement encore, le 8 Novembre il m’a encore appelé pendant la pause et il m’a dit qu’il a rêvé de moi et que je dois lui donner ce qu’il demande et comme je ne veux pas de lui, il crée toujours des prétextes pour me mettre dehors dès qu’il arrive en classe. Depuis bientôt deux semaines je ne fais plus ses cours».

Djuisso Claudette, élève en classe de première au Lycée Bilingue d’Etoug-ebe: «pour moi, cela fait deux ans que mon professeur de Français court après moi, depuis la classe de troisième. Au début il me donnait de bonnes notes pour me flatter et m’avoir en me disant qu’il va changer ma vie, payer ma pension et si je voulais, il viendrait voir mes parents même à domicile. En classe de seconde donc, j’intègre son groupe de répétition afin de mieux préparer la classe de première.

Un soir quand tout le monde est partie il me demande de le rejoindre dans une des salles et me demande de m’asseoir sur ses jambes il voulait me prouver combien il m’aime. Comme je refusais, il m’a attiré vers lui en appuyant mes seins tout en tentant de m’embrasser. C’est quand je l’ai giflée en criant, qu’il s’est jeté sur moi avec force en me disant qu’il va faire ça sur les bancs que je veuille ou non. Je me suis défendue et me suis enfuie de la classe aux environs de 21 heures 30 min. j’ai donc tout dit à mes parents qui sont venus, voulant intervenir auprès du procureur, mais ils sont venus plusieurs fois sans le trouver. Maintenant le professeur me laisse un peu tranquille».

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Djoko Yolande, élève en classe de première G au lycée technique de Yaoundé: «J’ai aussi été victime l’année dernière puisque moi je redouble la classe. C’était mon professeur de Mathématiques Appliqué, qui me harcelait sans cesse. Il sortait fraîchement de l’école Normale de Douala, comme il aimait bien nous faire savoir. Il m’envoyait toujours au tableau et m’appelait à chaque pause pour me dire de travailler sans baisser les bras. Il promettait de me venir en aide si j’avais besoin et il m’a donné son numéro de l’appeler en cas de besoin. Comme je n’avais jamais appelé, un matin après un devoir séquentiel, je trouve qu’il m’a attribué la note de 05/20. Après correction il me demande de passer le voir à la pause, on va mieux causer. A la pause donc il me dit que c’était pour lui un moyen de me voir et de me réaffirmer son désir de me voir cheminer avec lui. Et il ajoutait qu’il pouvait tout faire pour moi si j’acceptais ses avances. J’ai donc donné son numéro à mon père qui l’a appelé et lui a dit deux mots depuis ce jour, il ne m’a plus déranger».

Ngono Clémence, ancienne élève à l’Institut Baudelaire Bilingue (I.B.B),
aujourd’hui étudiante en troisième année sociologie à l’Université de Yaoundé 1: «Je garde un très mauvais souvenir du Harcèlement, car c’est au cours de ceci que j’ai été violée par mon professeur qui m’a abandonné toute seule pendant des années. Mon professeur de physique-chimie, puisqu’il s’agit de lui, m’a violé un soir au collège alors qu’on venait de finir les cours de remise à niveau. C’était aux environs de 18 heures 19 heures, le surveillant général venait de s’en aller, quand le professeur me demande de l’attendre pour qu’on rentre ensemble. Dès que je le rejoins, il me demande si j ‘ai faim je lui ai dit oui» et il est allé me chercher du pain et une bouteille de jus. Pendant que je mangeais, il s’est approché de moi et s’est mis à me caresser en appuyant mes seins. Il a ensuite soulevé ma tenue et a envoyé son doigt dans mon sexe. J’ai essayé de crier, mais il a mis la main sur ma bouche. J’étais immobilisée et ne pouvais effectuer aucun mouvement. C’est là qu’il a descendu son pantalon et m’a violée. Tout ceci se passait au mois d’Avril et j’ai voulu d’abord composer avant de me plaindre. Heureusement, la joie de mon succès m’a fait tout oublier et c’est bien après que je constate que j’étais enceinte de lui. Quand je lui dis, il me dit que c’est rien on va «s’arranger» à gérer. Il m’a ensuite donné 10 000 frs depuis mon deuxième mois de grossesse. Et la rentrée suivante, j’apprends de l’un de ses collègues qu’il n’est plus à I.B.B. et jusqu’à ce jour, je n’ai plus eu aucune nouvelle de lui. Aujourd’hui, mon fils à trois ans et est en bonne santé. Je dis seulement à mes sœurs de se méfier de ces racailles d’enseignants qui en fait, ne sont que des obsédés et assoiffés de sexes».

Josué Raymond Nguemadjé | Le Soir

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